Nicolas Sarkozy en conférence de presse à Bruxelles (26 mars 2010) © TF1/LCI
Pour Hollande, Sarkozy va renoncer à 2012
L'ancien premier secrétaire du PS estime que le système du chef de l'Etat "est épuisé et les fondamentaux qui avaient fait son succès en 2007 sont fissurés" et qu'il sera contraint à renoncer à se représenter en 2012.
Publié le 18/04/2010
La Fondation Nicolas Hulot suspend sa participation au Grenelle
Pour la fondation, "l'abandon de la taxe carbone est symptomatique d'un net recul de la classe politique qui n'a pas pris la mesure des enjeux écologiques, et les considère essentiellement comme une variable d'ajustement politique".
Publié le 29/03/2010
Taxe carbone : NKM solidaire de Chantal Jouanno
La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique a dit éprouver dimanche une "grande solidarité" avec Chantal Jouanno qui vient d'être tancée par Nicolas Sarkozy, puis par François Fillon, pour avoir critiqué l'abandon de la taxe carbone.
Publié le 28/03/2010
Les élus UMP veulent peser sur la fin du quinquennat
Les parlementaires UMP, qui se retrouvent lundi autour de François Fillon, vont tenter de faire pression sur Nicolas Sarkozy pour obtenir de l'exécutif, après la défaite des régionales, "un nouveau pacte majoritaire".
Publié le 28/03/2010
Fillon garde le cap
Dans un entretien au JDD, le Premier ministre assure vouloir poursuivre les réformes malgré l'échec aux régionales. Quant à Nicolas Sarkozy, il est et reste le "candidat naturel" pour 2012. Il tacle également Chantal Jouanno.
Publié le 27/03/2010
Sarkozy à la reconquête de la droite
Nicolas Sarkozy a promis mercredi de "continuer les réformes". Il a fixé ses nouvelles priorités : les retraites, le monde agricole, la lutte contre la violence et l'interdiction prochaine du voile intégral.
Publié le 24/03/2010
Satisfactions à droite, reproches à gauche
L'UMP s'est réjouit des priorités fixées par le chef de l'Etat tandis que le PS "attendait qu'il parle aux Français". Le FN estime qu'il "reste sourd à la detresse des Français".
Publié le 24/03/2010
Taxe carbone: Borloo et Jouanno ne démissionneront pas
La secrétaire d'Etat et le ministre de l'Ecologie ont exclu mercredi de démissionner après l'annonce du report sine die de la mise en place d'une taxe carbone en France.
Publié le 24/03/2010
Jouanno "désespérée" de l'abandon de la taxe carbone
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, s'est déclarée mardi "désespérée de ce recul" après que François Fillon eut annoncé que la taxe carbone ne pourrait être mise en place qu'au niveau européen.
Publié le 23/03/2010
La question sur la "désespérance" de Chantal Jouanno est venue vendredi en pleine conférence de presse de Nicolas Sarkozy, par la voix d'une journaliste. Courte hésitation du chef de l'Etat, puis : "Je n'ai pas apprécié ses propos". Et d'ajouter : "Les ministres n'ont pas à être désespérés, ils ont à faire leur travail. Il y a une stratégie qui a été fixée par François Fillon et par moi-même, que chacun s'y tienne".
En outre, lors de cette conférence de presse, le chef de l'Etat s'est employé à contrer l'idée d'un "enterrement" de la taxe carbone : selon lui, la Commission européenne proposera dès le mois de juin un mécanisme d'ajustement aux frontières de l'Union pour taxer les importations de pays rechignant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Une question jugée par tous "incontournable", a souligné le président français ; selon lui, "aucun pays ne s'y est opposé". Quelques jours après l'annonce que la mise en oeuvre de la taxe carbone française n'interviendrait que lorsque ce dispositif européen aura été mis en place, il a estimé qu'il y aurait une majorité de pays pour demander "i".
"Arrêtez tout de suite"
Chantal Jouanno, après l'annonce d'un conditionnement de la taxe carbone a un accord européen, s'était tout d'abord déclarée "désespérée" mardi, avant d'accuser deux jours plus tard le patronat français d'avoir manoeuvré pour repousser la mise en oeuvre de cet impôt. "Au nom de la compétitivité. Est-ce que le Medef s'est ému des 2 milliards de bonus distribués aux banquiers ?", avait ainsi dénoncé la secrétaire d'Etat à l'Ecologie dans le quotidien Libération, mettant également en cause les "céréaliers intensifs", et exprimant tout haut ses craintes : "Si on attend que l'Europe prenne une décision, la taxe carbone sera reportée sine die. Cela pose un problème ontologique à la gauche comme à la droite. Nos élus et une partie de la société n'ont pas compris l'importance de l'écologie". La secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait encore dénoncé, à travers cette volte-face, le triomphe de "la culture du pouvoir sur la culture de l'action".
Son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, avait aussitôt minimisé la portée de ces propos tout en concédant que l'écologie était aujourd'hui "prise en otage par un certain nombre de lobbies". Mais Jean-François Copé, chef de file des députés UMP, qui réclamaient l'enterrement de la taxe carbone, avait pour sa part vivement réagi aux propos de la Secrétaire d'Etat : "Je n'ai besoin de personne pour prendre mes responsabilités. Le fait de faire un lien avec le Medef me choque profondément", avait-il déclaré sur RMC.
Ses propos directs et sans langue de bois, outre le malaise à droite et le recadrage de ce vendredi par Nicolas Sarkozy, lui ont apparemment déjà valu des remontrances. Selon LePoint.fr, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a convoqué dès jeudi soir la secrétaire d'Etat, à qui il aurait dit : "Arrêtez tout de suite, vous faites beaucoup de mal au président".
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