© AFPL'exercice était difficile pour un président au pouvoir depuis trois ans et demi : écouter les doléances des neuf Français sur le plateau tout en défendant son action et montrer qu'il a encore prise sur un réel complexe. Contrairement à l'an dernier où il s'était montré pugnace face à des invités énergiques, Nicolas Sarkozy a tenté jeudi soir de se montrer plus en retrait, une rupture d'image risquée. Bon candidat de conquête, il est moins à l'aise dans l'attitude du président compassionnel.
Sarkozy pour la suppression de l'ISF
Le chef de l'Etat s'est montré favorable à la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, comme l'ont fait "les socialistes allemands et espagnols", mardi lors d'un déplacement à Montmirail (Marne) sur le thème de la réindustrialisation.
Publié le 15/02/2011
"Paroles de Français" : Sarkozy n'a pas convaincu...
Succès d'audience, gain politique contestable : la deuxième édition de "Paroles de Français", qui a vu Nicolas Sarkozy répondre sur TF1 aux questions de neuf personnes, ressemble à la première. Selon le premier sondage réalisé après l'émission, 54% des téléspectateurs n'ont pas été convaincus.
Publié le 12/02/2011
"Sarkozy a mis le café du commerce au pouvoir"
<b> Réactions - </b> Comme Jean-Luc Mélenchon, les hommes et femmes politiques ont regardé l'intervention télévisée du président. Voici ce qu'ils en disent.
Publié le 10/02/2011
"Paroles de Français" : les annonces de Nicolas Sarkozy
Une rallonge budgétaire pour l'emploi, de nouvelles mesures pour les mineurs délinquants... Voici les décisions annoncées jeudi soir par le président lors de l'émission "Paroles de Français" sur TF1.
Publié le 10/02/2011
Paroles de Français : vos commentaires en direct
Le chef de l'Etat répond aux questions de neuf Français, aux côtés de Jean-Pierre Pernaut. Réagissez en direct sur TF1 News...
Publié le 10/02/2011
Fatia, pharmacienne braqué 4 fois, participe à Parole de Français
Fin décembre, le journal de 13 heures diffusait un reportage sur la recrudescence de braquages de commerces à Nice. Fatia, pharmacienne victime de 4 attaques avait témoigné. Elle sera jeudi soir face à Nicolas Sarkozy dans "Paroles de Français".
Publié le 10/02/2011
Paroles de Français, l'intégrale - Partie 1
Retrouvez la première partie de l'émission avec le chef de l'Etat : insécurité, chômage, économie, voyages des ministres...
Publié le 10/02/2011
P. Laurent : "Sarkozy est à côté de la plaque"
Devant la prestation télévisée du chef de l'Etat, le secrétaire national du Parti communistedit avoir été en colère. "Il a menti aux Français, il est à coté de la plaque" a-t-il déclaré.
Publié le 11/02/2011
Guigou : Sarkozy "a renouvelé les promesses qu'il n'a pas tenues"
"On n'attendait pas grand chose. A cet égard, je n'ai pas été déçue. J'ai eu l'impression d'entendre la même émission que l'an dernier", a dit la députée de Seine-Saint-Denis au siège du PS, à Paris.
Publié le 11/02/2011
Sécurité : "les mineurs on y arrive pas"
Nicolas Sarkozy souligne deux points non résolus dans son bilan sécuritaire depuis 2002 : les mineurs et l'hyper-violence.
Publié le 10/02/2011
Vacances des ministres : "Si je pensais qu'il y avait eu une faute, j'aurais agi"
Nicolas Sarkozy explique sa position vis-à-vis des voyages en Tunisie et en Egypte de MAM et Fillon, et dit comprendre que ça puisse choquer. "Ça doit cesser", a-t-il dit.
Publié le 10/02/2011
"Ce qui fait déborder le vase, c'est Laetitia violée par un récidiviste"
Le président de la République française revient sur son intervention dans l'affaire Laetitia, et comment il a été affecté par sa rencontre avec le père de la jeune fille.
Publié le 10/02/2011
Fatiha Djegaoud, 62 ans, célibataire, Alpes Maritimes

Le chef de l'Etat a commencé son dialogue avec les Français en consacrant 30 longues minutes aux problèmes de délinquance et de justice. Répondant à une question de Fatiha Djegaoud, une pharmacienne de Nice, dont l'établissement a été attaqué à quatre reprises en l'espace d'un mois et demi, Nicolas Sarkozy a opté pour un ton populaire, avec la volonté de parler aux électeurs du FN. « C'est ce que vivent de nombreux Français. Je ne vais pas fuir. Il y a ce qu'on a réussi et ce qui n'a pas marché, a affirmé Nicolas Sarkozy à propos de l'insécurité. On a obtenu des résultats mais il y a deux points où on n'a pas réussi : les mineurs et l'hyperviolence de gens qui n'ont pas de règles". S'agissant de la première, il a déclaré que les sanctions des tribunaux pour enfants n'étaient pas adaptées pour les les jeunes les plus violents. Quant aux jurés populaires dans les tribunaux correctionnels, il a indiqué qu'il s'agissait d'éviter que les sanctions prononcées ne soient "pas à la hauteur de la sévérité qu'en attendent les Français". Si le chef de l'Etat a modifié un peu son ton vis-à-vis des magistrats, il a nié sa responsabilité dans le conflit actuel avec le monde judiciaire. "Ce qui a fait déborder le vase, c'est cette jeune Laëtitia", a-t-il martelé.
Lionel Dauguet, 58 ans, soudeur
Cet ouvrier des chantiers de St Nazaire a fait part de son émotion quant à la situation de l'emploi dans sa région. Il a interrogé le président sur la baisse du pouvoir d'achat. Avec toujours la volonté de faire preuve d'empathie, le chef de l'Etat a vanté « un savoir-faire exceptionnel » dans ces chantiers, indiquant qu'aimant cet endroit, il a « tout fait pour le sauver ». S'en est suivi ensuite un long développement sur le modèle allemand et la compétitivité, passage un peu symptomatique de ce type de dialogue. Nicolas Sarkozy a donné l'impression d'être venu avec ses réponses sur la mondialisation tandis que cet ouvrier le relancait concrètement sur le prix de l'essence. Il y a le monde du président et le pays telle que les Français le vivent...
Mickael Poillion, 33 ans, agriculteur
Seul interlocuteur à manifester ouvertement son opposition au discours présidentiel, le jeune agriculteur a du coup permis au chef de l'Etat de défendre becs et ongles sa politique agricole et son intérêt pour les zones rurales. S'excusant pour sa forme «maladroite », Mickael Poillion a finalement obligé Nicolas Sarkozy à s'excuser lui-aussi s'il a pu paraître « méprisant » pour cette profession en difficultés. Un moment de dialogue sincère qui tranchait avec des tunnels d'explications.
Sous le costume du président perçait très nettement jeudi soir le candidat déjà en campagne. Ainsi, sur les dossiers économiques et sociaux, Nicolas Sarkozy a voulu rassurer l'électorat UMP, tant sur la question de la taxation sur la plus-value des résidences principales que sur la dénonciation des 35 heures. Le dialogue avec une chef d'entreprise de Bretagne lui a permis de prendre la défense des PME et du "capitalisme familial". Oscillant comme toujours entre la droite libérale et le colbertisme, Nicolas Sarkozy a dégagé une enveloppe de 500 millions d'euros pour les chômeurs de longue durée et les jeunes.
- "Oui, le multiculturalisme est un échec" - 05 min 39 s
Au terme d'une émission à la durée record, les neuf Français ont pu discuter avec Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla, autour d'un verre. Ils ont confié l'avoir trouvé sympathique dans "un exercice difficile". Que restera-t-il de cette deuxième édition de "Paroles de Français" ? A l'Elysée, comme chez les sondeurs, on sait bien que les effets de ce type d'émission sont très minces. Il s'agissait pour le président de la République de commencer à renouer le dialogue direct avec les Français pour préparer le terrain de sa reconquête. "Je suis aussi un être humain", a-t-il ainsi lancé au détour d'une réponse, plus candidat que chef d'Etat. Mais au delà de la forme de l'exercice, c'est pour l'instant le manque de résultats concrets en matière de chômage et de pouvoir d'achat qui minent la popularité de Nicolas Sarkozy et l'efficacité de ses interventions médiatiques. Et plus la candidature de Dominique Strauss-Kahn se profile, plus l'élection de 2012 risque de se jouer sur le terrain économique et social. Le chef de l'Etat voudra alors démontrer que les réformes permettant la survie du modèle français sont de son côté. La bataille ne fait que commencer.
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Sarkozy pour la suppression de l'ISF


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