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Sarkozy sur la Syrie : Fabius "attendrait autre chose d'un ancien président"


le 09 août 2012 à 08h16 , mis à jour le 09 août 2012 à 09h18.
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3min
Photo d'archives.

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PolitiqueFace à l'offensive de la droite, Laurent Fabius s'est étonné qu'un ancien président "souhaite susciter une polémique sur un sujet aussi grave". Martine Aubry, elle, a qualifié d'"irresponsables" les déclarations de Sarkozy et de l'UMP qui accusent l'exécutif de passivité dans le dossier syrien.

Nicolas Sarkozy est sorti de son silence mardi pour critiquer en creux l'immobilisme supposé de François Hollande sur le dossier syrien, des responsables UMP lui emboîtant le pas en regrettant un "attentisme" du chef de l'Etat.

 

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré "attendre autre chose de la part d'un ancien président" après les critiques implicites de Nicolas Sarkozy contre l'immobilisme supposé de François Hollande sur le dossier syrien, dans un entretien vendredi au Parisien/Aujourd'hui. "Je suis étonné que M. Sarkozy souhaite susciter une polémique sur un sujet aussi grave, alors qu'on attendrait autre chose de la part d'un ancien président", a expliqué le ministre des Affaires étrangères.

 

Des situations très différentes 

 

Alors que l'ex-président a rapproché les crises syrienne et libyenne, le chef de la diplomatie française estime que "sur le fond, la situation de la Syrie est très différente de celle de la Libye". "D'abord, d'un point de vue géostratégique puisque la Syrie est entourée, comme chacun devrait le savoir, de l'Irak, du Liban (avec les conséquences sur Israël), de la Turquie et de la Jordanie." D'autre part, "les situations militaires ne sont pas du tout les mêmes : la Syrie dispose de stocks d'armes importants, notamment chimiques". "Les différences sont si manifestes qu'aucun pays n'a demandé ni souhaité une intervention militaire, ce qui n'était pas le cas pour la Libye. Tout ceci fait que je suis en effet surpris qu'on puisse avoir exercé d'importantes responsabilités et livrer une analyse aussi rapide...", ajoute-t-il.

 

Le ministre des Affaires étrangères s'interroge sur les raisons de l'intervention de Nicolas Sarkozy dans le débat : "est-ce que c'est (...) pour ne pas se faire oublier ? Est-ce que c'est parce qu'il n'a pas que des bons souvenirs avec Bachar al-Assad qu'il avait, avec un sens de l'anticipation particulier, invité en France pour présider les cérémonies du 14 juillet 2008 ?" Pour Laurent Fabius, "dans des circonstances aussi graves, il vaut mieux faire bloc avec la politique de son pays".

 

Mercredi, la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry avait dénoncé des propos "irresponsables au moment où notre pays devrait être uni pour soutenir l'action déterminée des dirigeants français en la matière".

Commenter cet article

  • suratca17 : Qu'il agisse et l'on se taira...

    Le 15/08/2012 à 10h35
  • pilouas24 : La Syrie : "attendrait autre chose d'un ancien ministre de la gauche caviares

    Le 10/08/2012 à 14h03
  • 421123 : Ne vous faites pas de "mauvais sang" pour Monsieur FABIUS...

    Le 10/08/2012 à 13h44
  • kosotto1 : Ils seraient paraît-il un peu moins confortables que ceux de l'Airbus A330 à 259,4 millions !

    Le 10/08/2012 à 12h28
  • gpar2 : Un président frimeur, même ancien, reste un frimeur.

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