La une de Marianne du 7 au 13 août 2010. © DR/MARIANNEA droite, c'est Nadine Morano qui a été la première à dégainer. Réagissant à la publication en Une de Marianne, d'une photo de Nicolas Sarkozy l'air menaçant avec le titre "le voyou de la République", la secrétaire d'Etat chargée de la Famille a dénoncé lundi sur RMC une Une "insultante" de l'édition de l'hebdomadaire du 7 au 13 août, titrée "Nationalité, immigration, délinquance, le voyou de la République". Jean-François Kahn, "engagé aux côtés de François Bayrou" en 2007, "ne partage pas du tout les opinions de Nicolas Sarkozy. C'est son choix. Mais une telle couverture, je trouve que c'est grave", a-t-elle affirmé. "Où est le respect envers le chef de l'Etat qui a été élu au suffrage universel et mène une politique pour laquelle il a été choisi et sa politique validée ?", s'est-elle interrogée.
Calendrier des primaires : le débat refait surface au PS
Même si les militants se sont prononcés, ce que rappelle à l'envi Martine Aubry, certains, comme François Hollande, voudraient bien hâter un peu le mouvement des primaires.
Publié le 28/08/2010
Des socialistes "unis pour convaincre" à La Rochelle
C'est un PS requinqué, au climat apaisé, qui tient sa grand-messe annuelle à La Rochelle, et une Martine Aubry offensive qui a plaidé vendredi soir sur TF1 : "une autre France est possible". Même si le parti reste, en coulisses, travaillé par les ambitions présidentielles rivales.
Publié le 28/08/2010
La Rochelle : coulisses, confidences... et Copé dans le TGV rose
Aubry a-t-elle été surprise pas le discours de Royal ? Comment Cambadélis a-t-il pu parler Chine avec Copé dans le TGV ? En direct de l'université d'été PS.
Publié le 28/08/2010
Royal à La Rochelle : "Unis nous sommes, unis nous demeurerons"
Aux cris de "Ségolène, Ségolène" lancés par les supporters de l'une, des "et Martine" lancés en riposte par les supporters de l'autre, Ségolène Royal et Martine Aubry ont fait leur entrée en scène à La Rochelle. L'ex-candidate à la présidentielle a ouvert l'université d'été du PS par un appel à l'union.
Publié le 27/08/2010
Ségolène Royal veut lier sécurité et question sociale
Pour Ségolène Royal, "c'est une faute de penser que le thème de la sécurité est de droite". Dans une interview que publie Libération, elle "propose de dire que la sécurité fait partie de la question sociale".
Publié le 27/08/2010
A La Rochelle, le retour d'un PS revigoré
Galvanisés par de bons sondages, les socialistes ont placé leur université d'été qui s'ouvre vendredi, sous le signe de la rentrée sociale, refusant d'entrer dans la polémique sécuritaire.
Publié le 26/08/2010
Pour Villepin, l'expulsion des Roms "une tache de honte"
Pour l'ancien Premier ministre, cette politique constitue une "faute morale, (une) faute collective commise en notre nom à tous, contre la République et contre la France. Il y a aujourd'hui sur notre drapeau une tache de honte".
Publié le 23/08/2010
Popularité: Sarkozy et Fillon vont mieux
Avec respectivement 36% et 53% d'opinions favorables, le chef de l'Etat et le Premier ministre sont en hausse de deux points, selon le baromètre mensuel Ifop du JDD.
Publié le 22/08/2010
"La droite veut discréditer la presse et gagner la bataille de l'opinion"
<b>Interview - </b> Christian Delporte, spécialiste de l'histoire des médias et de la communication politique à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, analyse pour TF1 News les tensions croissantes entre médias et majorité.
Publié le 12/08/2010
Eric Besson réfute le terme de "rafles" de Roms
Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin, avait utilisé ce terme pour dénoncer les expulsions de Roms lundi.
Publié le 17/08/2010
Déchéance de la nationalité : Gérard Larcher prudent
Le président du Sénat estime que Nicolas Sarkozy est "dans son rôle quand il fait des propositions" en la matière. Mais suggère d'étudier les lois déjà existantes avant de légiférer.
Publié le 12/08/2010
Sécurité : le discours de Sarkozy boosterait les adhésions à l'UMP
Selon Damien Meslot, secrétaire national aux fédérations et aux nouveaux adhérents, le parti de la majorité a gagné plus de 15 000 adhérents entre le 23 juillet et le 9 août grâce au discours du président en matière de sécurité.
Publié le 11/08/2010
Xavier Bertrand veut "remettre des gardes" aux frontières de l'Europe
Le secrétaire général de l'UMP estime dans Nice-matin que cette mesure est indispensable pour réguler l'immigration.
Publié le 11/08/2010
La réaction de Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne n'a pas tardé. "Mme Nadine Morano ne manque pas d'air", a rétorqué le journaliste, dans un communiqué. "Hier, elle qualifiait les journalistes d'investigation de fascistes, puis, à la façon des staliniens, de fascisto-trostkistes, puis les comparait aux journalistes pro-nazis des années 30. Hier encore, elle accusait les responsables de la gauche d'être complices des assassins", écrit-il. "Au désespoir de ses propres amis politiques, aucune outrance ne l'arrête", accuse-t-il, estimant que "voyou, c'est vraiment charmant par rapport à fasciste ou à complice d'assassin".
"Provocation permanente"
Du côté des parlementaires de la majorité, la défense de Jean-François Kahn ne semble pas émouvoir. Ainsi mardi, le député et conseiller politique de l'UMP Patrick Ollier a estimé que Jean-François Kahn s'était conduit lui-même en "voyou de la presse". "Marianne et Jean-François Kahn, qui donnent dans la provocation permanente, dépassent aujourd'hui ce que peut autoriser la liberté de la presse en France", a estimé le député des Hauts-de-Seine dans un communiqué "Vouloir faire des titres, souhaiter attirer le maximum de lecteurs pour renforcer les équilibres financiers que l'on sait délicats pour ce journal, conduit Jean-François Kahn à confondre le côté spectaculaire d'un titre et le respect que l'on doit à la fonction présidentielle et à Nicolas Sarkozy qui l'exerce au nom des Français", poursuit M. Ollier.
De son côté, Francoise Hostalier, députée UMP du Nord, estime dans un communiqué qu'"attaquer ainsi la personne du président de la République, élu au scrutin universel, c'est insulter la France et insulter tous les Français". "Comment exiger des jeunes (et moins jeunes d'ailleurs) qu'ils respectent les représentants de l'autorité de l'Etat, s'ils voient dans les étals des librairies que le Président de la République peut ainsi être traîné dans la boue ?", demande l'ex-secrétaire d'Etat (1995).
Surenchère verbale
Face à cette levée de bouclier pour défendre l'image du président de la République, la gauche semble embarrassée. Rares sont ceux qui sont prêts à défendre sans réserve le magazine. Ainsi, Pierre Moscovici (PS) a prôné lui aussi le respect de la fonction estimant par conséquent le terme voyou "pas approprié". Mais, selon lui, "il y a eu, cet été, une offensive sécuritaire extrêmement ambiguë et limite" faisant "écho à des thématiques qu'on n'a pas connues depuis la seconde guerre mondiale". "Je ne dirais pas que c'est un voyou, mais il fait du Le Pen Light", a-t-il dit sur RMC. Et "la fin de son quinquennat va être sans arrêt marquée par ce type de provocation", a-t-il prévu.
Mais au-delà de la Une de Marianne, cette gêne de la gauche se reflète aussi face aux propos de Michel Rocard qui s'est lancé dans une charge particulièrement sévère contre le Président de la République. Charge qui incarne à elle seule la surenchère verbale dans laquelle se sont lancés les deux camps. L'ancien responsable socialiste affirme, à propos du projet visant à condamner à de la prison des parents d'enfants délinquants : "On n'avait pas vu ça depuis Vichy, on n'avait pas vu ça depuis les nazis". "Mettre la priorité sur la répression, c'est une politique de guerre civile", ajoute-t-il. Là encore, le PS s'est démarqué. "Il y a suffisamment de mots dans la langue française pour critiquer durement ce que propose la droite sans prendre des images qui n'ont pas lieu d'être" et sont "en décalage avec la vérité historique", a ainsi estimé Christophe Borgel, secrétaire national du PS, chargé des élections.
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