le 12 février 2012 à 12h36
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, mis à jour le 13 février 2012 à 12h34

Semaine cruciale pour le (futur) candidat Sarkozy

Après une intervention ce lundi dans les Hauts-de-Seine sur la sécurité et la sécurité routière, le président doit aller en Isère le lendemain et participer à un sommet franco-britannique vendredi. C'est entre ces rendez-vous que Nicolas Sarkozy devrait officialiser sa candidature.

Nicolas SarkozyNicolas Sarkozy sur le perron de l'Elysée/Image d'archives © ABACA

 

 

Nicolas Sarkozy dans le rôle du président-non-candidat : cette séquence ambiguë de la pré-campagne présidentielle, qui a suscité tout à la fois la frustration à gauche et l'impatience à droite, pourrait s'achever dès cette semaine. Faut-il y voir un signe annonciateur ? Jean-François Copé a déjà demandé à tous les cadres du parti d'assurer "une présence massive" sur le terrain ce week-end par une distribution de tracts sur les marchés, dans les gares, les centres commerciaux et les boîtes aux lettres et par des collages d'affiches "partout où cela est autorisé". Au menu : tracts et affiches portant sur le droit de vote des étrangers, le nucléaire, le quotient familial (un thème de campagne de François Hollande), le bilan du quinquennat et la TVA "anti-délocalisation" lancée par Nicolas Sarkozy.

Autre indice : l'UMP, qui n'attend plus que la déclaration de candidature du chef de l'Etat pour se lancer dans la campagne présidentielle, a mis en ligne dès vendredi sur Facebook un nouveau profil de Nicolas Sarkozy, qui retrace 38 ans de carrière politique du chef de l'Etat, photographies, vidéos et extraits de discours à l'appui. Cette page s'ouvre sur une phrase prononcée par le président au soir de son élection, le 6 mai 2007: "J'éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d'appartenir à une grande, à une vieille, à une belle nation, la France". L'UMP remonte jusqu'à janvier 1974, date à laquelle Nicolas Sarkozy a pris ses premières responsabilités politiques au sein de l'UDR, en tant que responsable pour les Hauts-de-Seine des jeunes du parti Gaulliste ancêtre du RPR et de l'UMP.

"Nicolas Sarkozy veut surprendre"

Du plus visible au plus discret, de multiples signes confirment ainsi que le chef de l'Etat a décidé d'accélérer le tempo face au candidat socialiste François Hollande, qui, loin de s'effondrer comme l'espéraient les stratèges présidentiels, s'est installé en tête des sondages. "Il y a plusieurs scénarios possibles mais ça penche plutôt pour la semaine prochaine", confiait il y a quelques jours un responsable de l'UMP impliqué dans la préparation de la campagne. Le calendrier ne donne à vrai dire guère le choix au chef de l'Etat s'il veut donner le signal de la mobilisation à ses troupes avant le long tunnel des vacances de février, qui concerneront l'ensemble de la France à partir du samedi 18.

Ce lundi, Nicolas Sarkozy a visité le siège de la Direction générale de la gendarmerie nationale. A cette occasion, il s'est félicité du rattachement de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur, en estimant qu'un "parfait équilibre s'est établi entre gendarmerie et police", à l'occasion d'une réforme contestée lors de son annonce, mais qui a permis de "passer d'une logique de concurrence à une logique de coopération". Le chef de l'Etat a également évoqué la sécurité routière, pour exhroter les députés... à ne pas écouter leurs électeurs dans leurs circonscriptions quand ceux-ci leur demandent de desserrer la vis sur la politique de sécurité routière : "ne les écoutez pas", a demandé le président, plaidant pour la fermeté totale sur la route. Mardi, il effectuera un déplacement en Isère. Vendredi 17, il accueille au Palais de l'Elysée un sommet franco-britannique. Cela ne lui laisse donc guère, sauf à avancer encore le calendrier, que mercredi 15 ou jeudi 16 pour une déclaration de candidature dont les modalités sont jusqu'ici tenues top secret par le chef de l'Etat et le premier cercle de ses conseillers.

"Le tapis se déroule sous les pieds de Hollande"

"Nicolas Sarkozy veut surprendre et il surprendra", assure-t-on de source proche de la direction de l'UMP. Un des scénarios plausibles serait qu'il annonce mercredi en Conseil des ministres son entrée en campagne et demande au chef du gouvernement François Fillon de gérer les affaires courantes. Suivrait l'annonce officielle de sa candidature, par exemple à la télévision, puis un premier déplacement en province comme candidat, avant un premier grand meeting, dimanche à Marseille, où l'UMP a réservé une salle de 7000 places.

La cristallisation de l'opinion, qui a transformé le match à quatre Sarkozy-Hollande-Marine Le Pen-François Bayrou en duel, a attisé l'impatience des troupes du chef de l'Etat, pressées d'en découdre et de voir leur champion descendre dans l'arène. "Il y a une demande récurrente des fédérations, de la base et de l'appareil politique de l'UMP", souligne un familier du premier cercle. "Ils sentent que le tapis se déroule sous les pieds de Hollande alors que nous, nous tournons un peu en rond". Une impatience également sensible chez Nicolas Sarkozy, disent certains de ses visiteurs. "Au fond de lui, il est persuadé d'être dix fois meilleur que Hollande", souligne une source proche de la direction du parti présidentiel. C'est pourtant pour avoir sous-estimé l'ancien premier secrétaire du PS que Nicolas Sarkozy s'est vu contraint fin janvier d'envisager d'accélérer l'allure après avoir longtemps pensé pouvoir repousser le plus tard possible sa candidature, admettent des proches du premier cercle présidentiel. Désormais, attendre encore serait prendre le risque de voir François Hollande consolider définitivement ses positions. Fidèle à une stratégie qui lui a réussi en 2007, le chef de l'Etat entend occuper désormais le terrain. Au besoin, en provoquant le débat sur des propositions à haute teneur polémique.

Plus de 6 Français sur 10 souhaitent que Sarkozy "se déclare le plus tôt possible" 

Les politiques ne sont pas les seuls à pousser le président à annoncer sa candidature à sa propre succession. Selon un sondage OpinionWay-Fiducial pour La Croix, rendu public dimanche, 61% des Français voudraient que Nicolas Sarkozy "se déclare le plus tôt possible", 36% répondant "le plus tard possible" et 3% ne sachant pas.

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  • mcg35Le 13/02/2012 à 16h55

    @kosotto (14h25) - Je vais faire court également: Comparez le taux de croisssance mondial sous les mandats de Monsieur Mitterrand, à celui que nous connaissons depuis 2007 ...

  • mcg35Le 13/02/2012 à 15h28

    @kosotto1(14h26) - Bien sûr ... Certaines mesures politiques (dont les 35h) n'ont des conséquences QU'A MOYEN ET LONG TERME ... Ajoutez à cela l'impact de la crise ... 1995 ------> 2007 ------> 2012.

  • j.bonLe 13/02/2012 à 14h58

    Mais Hollande n'a rien a consolider, sarkozy qui vient de déclarer devant les gendarmes "qu'il ne faut pas écouter les électeurs" est tellement dans son petit monde que dès qu'il l'ouvre c'est pour sortir une nouvelle énormité ou se mettre une nouvelle catégorie de français a dos ! Croit il vraiment que les français sont a la recherche d'un nouveau papa pour les gronder a longueur de journée? Et quant bien même ce serait le cas s'est il seulement regardé pour penser qu'il a le début d'une des qualités qui lui permettrai de remplir ce rôle !

  • al119eLe 13/02/2012 à 14h51

    Partez vite ! Vous aviez 5 ans pour le faire ; qu'attendez vous encore ???

  • al119eLe 13/02/2012 à 14h50

    Elle s'est suffisamment focalisée sur Hollande depuis les primaires jusqu'à maintenant !

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