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Sarkozy fustige le projet de Hollande sur le quotient familial


le 10 janvier 2012 à 12h45 , mis à jour le 10 janvier 2012 à 15h55.
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4min
« Abroger le quotient familial aurait des conséquences absolument dramatiques », pour Sarkozy

Nicolas Sarkozy a défendu mardi lors de ses vœux à Mulhouse, dans le Haut-Rhin, le quotient familial, « cœur de la politique familiale ». « Je n’accepterai jamais qu’on remette en cause cette politique familiale », a-t-il précisé. / Crédits : LCI

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PolitiqueNicolas Sarkozy a estimé mardi que la suppression du quotient familial proposée par le candidat PS à l'Elysée, François Hollande, serait "une folie" et "aurait des conséquences dramatiques".

Il riposte. Nicolas Sarkozy a affirmé mardi que l'abrogation du quotient familial proposée par François Hollande, aurait "des conséquences absolument dramatiques" pour la politique familiale de la France. S'exprimant lors de la présentation de ses voeux à la "France solidaire", à Mulhouse, le chef de l'Etat a déclaré que la préservation de "l'universalité de notre politique familiale" était "un acquis absolument majeur de notre modèle social" enmême temps qu'un ciment de la société. Selon lui, "le succès de notre politique familiale nous est envié dans tout le monde". "Je n'accepterai jamais qu'on remette en cause le quotient familial, qui est le coeur de notre politique familiale", a-t-il ajouté devant environ 2.000 personnes rassemblées dans le Parc des expositions de la ville.

Lors du traditionnel petit déjeuner de la majorité, mardi matin à l'Elysée, il avait qualifié de "folie" le projet socialiste de suppression de cet avantage fiscal lié au nombre d'enfants à charge, a rapporté un participant.  Ce dispositif, d'un coût annuel estimé à dix milliards d'euros, profite seulement aux 50% de foyers acquittant l'impôt sur le revenu, les principaux bénéficiaires étant les plus aisés qui ont le plus grand nombre d'enfants. Pour Nicolas Sarkozy, il représente l'aide familiale de 4,5 millions de familles. "Notre politique familiale fonctionne, pourquoi vouloir la détruire?", a-t-il demandé. "S'il est un domaine où le consensus entre nous devrait être respecté, c'est celui de la politique familiale."  Elle permet, selon lui, de faire progresser de 150.000 personnes chaque année la population active et explique que le taux de fécondité de la France soit un des plus élevés d'Europe.

Manuel Valls, chargé de communication de François Hollande, a assuré mardi sur RMC que le candidat PS à l'Elysée avait bien l'intention de supprimer le quotient familial, en le remplaçant par un crédit d'impôt, dans un souci de justice fiscale. Des propos tranchés, mais contredits au sein même de l'équipe de campagne de François Hollande. Michel Sapin, très proche du député de Corrèze et chargé de son projet présidentiel, maintient que cette réforme est "une des options" mais pas encore "une proposition". "C'est une piste, une possibilité", a-t-il redit mardi, assurant ne pas savoir si la réforme irait dans le sens d'un crédit d'impôt. "Seul le candidat peut faire des propositions", a averti le député de l'Indre, alors que pointe une nouvelle cacophonie dans le camp socialiste, après celles sur la retraite, et la fusion de la CSG et de l'impôt sur le revenu.

Les associations familiales opposées à la fin du quotient familial

"Le quotient familial est un outil particulièrement important en matière de politique familiale réussie", a déclaré mardi le président de l'Unaf, l'Union nationale des associations familiales, François Fondard. "Le système actuel nous satisfait et montre son efficacité", a-t-il insisté, rappelant que la natalité française est l'une des plus dynamiques d'Europe. Certes, l'avantage du quotient familial est plus important pour les familles aisées, a-t-il reconnu. Par exemple, "un couple sans enfants avec 80.000 euros de revenus annuels paye 10.460 euros d'impôts sur le revenu. Avec deux enfants, il paierait 6.063 euros ", a-t-il cité en exemple. Tandis que "pour un couple biactif avec 40.000 euros de revenus, sans enfants, il paierait 2.362 euros d'impôts et avec deux enfants, il n'en paye que 1.023 euros. Là, le bénéfice du quotient familial est beaucoup moindre", a-t-il admis. Sauf que si certaines familles modestes "ne payent pas d'impôts, c'est grâce justement au quotient familial", a-t-il argumenté. Selon lui, "si on enlevait le quotient familial, beaucoup de familles aujourd'hui exemptées d'impôts, la moitié peut-être, y serait assujetties". La moitié des ménages français n'est pas imposable. De plus, relève-t-il, "ces familles modestes bénéficient de prestations familiales sous conditions de ressources comme les aides au logement, aide à la la garde d'enfants et l'allocation de rentrée scolaire". Donc, même si l'avantage est plus important pour les familles aisées, "leur contribution à la solidarité nationale reste forte", estime le président de l'Unaf, appelant à ne pas opposer "les familles aisées aux familles modestes".

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  • lap89 : Foutaise,le chomage n'a jamais ete le probleme d'un gouvernement.Quand Mr Hollande sera president,il y en aura .Alors arretons d'etre contre ceci ou cela.En meme temps expliquez moi ce qu'est la pauvrete.

    Le 11/01/2012 à 06h41
  • reflechissement : Et donc a vous lire, ce qui veut dire que les riches ne font des enfants que pour les réductions d'impot. Ce seraient donc eux ces fameux assistés dénoncés par les droitards. Et que les autres seraient capable de ne faire des enfants que pour 619 euros par an, y a vraiment un probleme de revenu en france !

    Le 10/01/2012 à 17h18
  • reflechissement : Et donc a vous lire, ce qui veut dire que les riches ne font des enfants que pour les réductions d'impot. Ce seraient donc eux ces fameux assistés dénoncés par les droitards. Et que les autres seraient capable de ne faire des enfants que pour 619 euros par an, y a vraiment un probleme de revenu en france !

    Le 10/01/2012 à 17h17
  • jean06riencore : Rien à voir avec le sujet. Mais, avez vous donc une solution pour le retraites?

    Le 10/01/2012 à 16h50
  • ptidoul : Je ne soutient pas plus Sarkozy qu'un autre mais le problème de Hollande (comme de tout candidat autre que Sarkozy) c'est qu'ils font des promesses sans connaitre vraiment les problèmes auquel le président est confronté, et s'ils sont élus verront que ce qu'ils auront proposé et promis durant la campagne ne sera pas réalisable!

    Le 10/01/2012 à 16h49
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