Pierre Charon : "Il n'est pas interdit d'avoir de l'humour"

le 08 septembre 2011 à 09h28 , mis à jour le 08 septembre 2011 à 13h00

Revenant dans les colonnes du Parisien sur ses propos controversés visant Chantal Jouanno, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy se défend dans un entretien que publie Le Parisien. Quant à sa liste dissidente pour les sénatoriales à Paris, il affirme : "Sarkozy ne m'a pas dissuadé".

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"J'ai eu des conversations avec lui avant l'été. Je lui ai fait part de mon intention d'y aller. Il a validé la liste estampillée UMP. Mais il ne m'a pas dissuadé, il a constaté". Suspendu mercredi de l'UMP, Pierre Charon, qui a déposé pour les sénatoriales à Paris une liste concurrente de celle investie par l'UMP conduite par Chantal Jouanno, s'explique ce jeudi dans les colonnes du Parisien. Il affirme s'être entretenu sur ce thème avec le chef de l'Etat. Lequel, selon lui, n'a rien fait pour l'empêcher de déposer sa propre liste.

Mardi pourtant, lors du petit-déjeuner de la majorité à l'Elysée, le chef de l'Etat a appelé à "l'unité" pour les sénatoriales, dont le résultat pourrait se jouer à quelques voix près entre la gauche et la droite, en ajoutant, selon des participants : "On ne peut pas tolérer de listes dissidentes, y compris de gens qui osent se réclamer de moi. On ne peut pas tirer contre son camp". Certains convives y ont vu une pique contre Pierre Charon. Des participants assurent même que Nicolas Sarkozy a cité nommément son ancien grand ami.

Un ami de 25 ans

Mais Pierre Charon relativise : "Je ne crois pas qu'il s'occupe tellement des sénatoriales, il ne faut pas l'instrumentaliser. Moi, je ne le fais pas et pourtant, j'ai 25 ans d'amitié avec lui. Je n'attaque personne, je suis complémentaire, je reste fidèle à Sarkozy et je soutiens Larcher pour être président du Sénat". Il n'hésite pas pour autant à s'en prendre aux "gens qui sont à la tête de l'UMP Paris. On perd les élections depuis dix ans. Leurs méthodes sont d'un autre temps".

Quant à sa petite phrase très controversée sur Chantal Jouanno ("Qu'elle soit sur les tatamis ou au lit, elle est tête de liste"), l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy juge que "c'était moqueur, mais pas malsain. C'est mon caractère, ça. Il n'est pas interdit d'avoir de l'humour quand on fait de la politique". L'intéressée avait pourtant réagi vigoureusement la veille : "Je ne suis pas sûre que ce soit extrêmement digne ou respectueux (...) Moi je ne l'attaque pas sur sa personne", avait déploré Chantal Jouanno, notamment sur LCI.

Cet optimisme affiché tranche pourtant avec l'attitude de Bernard Accoyer : l'élu UMP de Haute-Savoie et président de l'Assemblée nationale, invité jeudi matin sur France Inter, a vivement critiqué l'ex-conseiller à l'Elysée, qui a eu "une attitude et un comportement désolants, inadmissibles. Si on commence à aller sur ces méthodes pour faire de la politique, dire n'importe quoi, je ne joue plus". Quant à la suspension de Pierre Charon prononcée par l'UMP, Bernard Accoyer ne croit pas que cette mesure sera temporaire : "Je ne pense pas qu'on puisse revenir quand on a eu un tel comportement. En tous cas, je n'y suis pas favorable".

le 08 septembre 2011 à 09:28
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5 Commentaires

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  • coutant35, le 09/09/2011 à 14h15

    Ben pas Sego c'est sur

  • arracheux, le 08/09/2011 à 13h05

    Madame jouanno le cas ratee de la politique

  • look165, le 08/09/2011 à 13h01

    Moi, à sa place, j'aurais pris ça pour un compliment. Peu de personnalités femmes peuvent se vanter de telles propos à leurs sujets.

  • l.wallonie, le 08/09/2011 à 12h21

    Hé oui... en fait, l'intolérance à droite, le racisme, la misogynie, l'homophobie... Tout ça n'est que de l'humour, voyons.

  • jghttc1, le 08/09/2011 à 10h48

    Des dissensions à droite relèvent de l'humour, à gauche c'est un scandale !

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