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La Rochelle : la déclaration de Trierweiler crée une onde de choc


le 12 juin 2012 à 16h28 , mis à jour le 13 juin 2012 à 15h51.
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4min
Valérie Trierweiler Hollande PS

Valérie Trierweiler à La Rochelle le 27 août 2011 / Crédits : Abacca

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PolitiqueSur Twitter, la Première dame de France a apporté son soutien à Olivier Falorni, en concurrence avec l'ex-femme de François Hollande Ségolène Royal dans la première circonscription de Charente-Maritime. Le message crée la polémique et fait tanguer le PS à 5 jours du second tour.

Valérie Trierweiler a fait se télescoper de façon retentissante, mardi, vie publique et vie privée, en apportant un sidérant soutien au rival rochelais de Ségolène Royal, celle qui l'a précédée au bras de François Hollande. Elle a envoyé mardi sur twitter peu avant midi un message d'encouragement au dissident PS opposé à Ségolène Royal dans la bataille législative. "Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé", écrit ainsi la journaliste sur son compte twitter, alors que François Hollande a apporté son soutien à Ségolène Royal, mise en ballottage par ce dissident dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime. Valérie Trierweiler a ensuite répondu "oui" à un SMS de l'AFP l'interrogeant sur la réalité de cet encouragement.

"Dallas à l'Elysée"

Le monde des tweetos se perdait depuis en hypothèses sur la volonté de la compagne du chef de l'Etat en écrivant ce message en 22 mots sur son compte twitter (@valtrier). Un texte qui bouscule la volonté proclamée du président de séparer les domaines personnel et politique. Pour autant, tous n'y voyaient pas forcément la marque d'une lutte entre la première dame et l'ex-compagne du président de la République. Certains y voyant même un vrai soutien amical à Olivier Falorni, fidèle parmi les fidèles de François Hollande.

Quoiqu'il en soit, sa prise de position fait l'effet d'une bombe au sein du Parti socialiste en pleine campagne de l'entre-deux tours pour les législatives. Elle a d'abord semblé si peu croyable que l'entourage de la patronne du PS Martine Aubry était persuadée que le message était un faux. Mais finalement, il a fallu se résoudre à réagir. Depuis, au PS et plus largement à gauche, les réactions se sont succédées, marquées soit par l'indignation, soit par l'embarras. En début de soirée, c'est finalement Jean-Marc Ayrault qui s'est résolu à communiquer sur le sujet. Le Premier ministre a ainsi assuré que lui-même et François Hollande soutenaient "à fond" la candidature de Ségolène Royal.

Quant à Olivier Falorni, principal intéressé,  il s'est réjoui de ce soutien. "C'est un beau message d'amitié, de soutien personnel", a-t-il déclaré sur LCI. Ségolène Royal, autre principale intéressée dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler l'affaire du tweet de La Rochelle, n'a pas souhaité faire de commentaire. Du côté de la droite, on ne boude pas son plaisir. La majorité des commentateurs de l'opposition tirent à boulet rouge sur l'initiative de Valérie Trierweiler, évoquant un "Dallas à l'Elysée".

Hollande soutient Royal dans sa profession de foi

L'ex-compagne de François Hollande avec qui elle a eu quatre enfants, avait assuré dans la matinée avoir le soutien du président de la République. Martine Aubry est allée la soutenir en personne mardi à La Rochelle (lire notre article >Le PS au secours de Royal)"François Hollande a dit très clairement que j'étais l'unique candidate qui pouvait se prévaloir de son soutien et qui pouvait représenter la majorité présidentielle", a dit Ségolène Royal sur BFM-TV et RMC.  Une phrase de soutien de François Hollande figure par ailleurs dans sa profession de foi pour le second tour des élections législatives.

Mais cette candidate pas comme les autres semblait déjà quasiment à terre: en tête du premier tour en Charente-Maritime (ouest) avec 32% des voix, elle s'est retrouvée menacée par le jeune socialiste dissident Olivier Falorni, arrivé deuxième avec 28,9% des suffrages et bien placé pour la battre avec le soutien implicite d'élus de la droite locale. L'affaire du tweet de Valérie Trierweiler n'arrange donc rien... 
 

Commenter cet article

  • cousinhub67 : L'homme qui veut mettre Angela Merkel au pas n'a même pas réussi à empêcher un tweet de sa compagne : Ridicule !

    Le 13/06/2012 à 15h28
  • juigne11 : OUI? Commencer par lui interdire de faire des déclarations, et aux journalistes de ne rien publier,

    Le 13/06/2012 à 15h27
  • marie-mc17 : Elle a réussi à rester une femme normale !!!!!! en captant toute la presse... Pauvre Président..... il faut qu'il se réveille.....!!!!!

    Le 13/06/2012 à 14h58
  • lfmm : Bah tiens!!!! elle pouvait bien critiquer Carla Bruni Sarkozy!!!!! en attendant, Carla a toujours su rester à sa place!!! Elle n'a jamais voulu se mettre devant son mari ( en même temps vu la différence de taille)!!!

    Le 13/06/2012 à 14h54
  • desgiffles : Il faut surtout que " la première dame " se rende compte que tu ce qu elle fera et dira sera épié et commenté......et risque de faire le bazard.....la preuve.......je propose deux règles : discetion et tourner 7 fois sa langue avent de parler......

    Le 13/06/2012 à 14h52
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