Valérie Trierweiler a fait se télescoper de façon retentissante, mardi, vie publique et vie privée, en apportant un sidérant soutien au rival rochelais de Ségolène Royal, celle qui l'a précédée au bras de François Hollande. Elle a envoyé mardi sur twitter peu avant midi un message d'encouragement au dissident PS opposé à Ségolène Royal dans la bataille législative. "Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé", écrit ainsi la journaliste sur son compte twitter, alors que François Hollande a apporté son soutien à Ségolène Royal, mise en ballottage par ce dissident dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime. Valérie Trierweiler a ensuite répondu "oui" à un SMS de l'AFP l'interrogeant sur la réalité de cet encouragement.
"Dallas à l'Elysée"
Le monde des tweetos se perdait depuis en hypothèses sur la volonté de la compagne du chef de l'Etat en écrivant ce message en 22 mots sur son compte twitter (@valtrier). Un texte qui bouscule la volonté proclamée du président de séparer les domaines personnel et politique. Pour autant, tous n'y voyaient pas forcément la marque d'une lutte entre la première dame et l'ex-compagne du président de la République. Certains y voyant même un vrai soutien amical à Olivier Falorni, fidèle parmi les fidèles de François Hollande.
Quant à Olivier Falorni, principal intéressé, il s'est réjoui de ce soutien. "C'est un beau message d'amitié, de soutien personnel", a-t-il déclaré sur LCI. Ségolène Royal, autre principale intéressée dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler l'affaire du tweet de La Rochelle, n'a pas souhaité faire de commentaire. Du côté de la droite, on ne boude pas son plaisir. La majorité des commentateurs de l'opposition tirent à boulet rouge sur l'initiative de Valérie Trierweiler, évoquant un "Dallas à l'Elysée".
Hollande soutient Royal dans sa profession de foi
Mais cette candidate pas comme les autres semblait déjà quasiment à terre: en tête du premier tour en Charente-Maritime (ouest) avec 32% des voix, elle s'est retrouvée menacée par le jeune socialiste dissident Olivier Falorni, arrivé deuxième avec 28,9% des suffrages et bien placé pour la battre avec le soutien implicite d'élus de la droite locale. L'affaire du tweet de Valérie Trierweiler n'arrange donc rien...









