Un éventuel résultat très serré des élections sénatoriales de dimanche risquerait d'entraîner un remaniement gouvernemental, car les ministres élus sénateurs devraient alors quitter le gouvernement pour assurer la réélection du président sortant du Sénat, Gérard Larcher (UMP). Le ministre de la Défense Gérard Longuet, déjà sénateur de 2001 à mars 2011, et ancien président du groupe UMP du Sénat, se présente dans la Meuse. Sa collègue des sports, Chantal Jouanno, dirige la liste UMP à Paris. Maurice Leroy, ministre de la Ville, est candidat Nouveau Centre avec le soutien de l'UMP dans le Loir-et-Cher. L'issue incertaine du scrutin bouleverse la trajectoire qui les attendait : être élus, choisir ensuite de rester au gouvernement, être alors temporairement remplacés au Sénat, puis retrouver ultérieurement leurs fauteuils dans la haute assemblée lorsqu'il leur faudrait quitter leur poste ministériel.
Jean-Pierre Bel demande un moratoire sur la réforme territoriale
A peine élu, le nouveau président PS du Sénat a demandé jeudi à François Fillon un moratoire sur la réforme territoriale. En mécontentant fortement les élus locaux, elle a contribué selon lui à la défaite de la droite aux élections sénatoriales.
Publié le 06/10/2011
Sénatoriales : les personnalités élues ou battues
<b>Sélection -</b> Gérard Longuet, Pierre Laurent, Jean-Vincent Placé, André Vallini : décrouvrez ici quelques personnalités politiques élues (ou pas) au siège de sénateur ce dimanche.
Publié le 25/09/2011
Au Sénat, la gauche majoritaire pour la première fois
Le PS gagne 177 sièges, soit deux sénateurs de plus que la majorité absolue. François Fillon reconnaît une "forte poussée" de la gauche, "accentuée par les divisions de la majorité".
Publié le 25/09/2011
Voici les 77 femmes et 266 hommes du nouveau Sénat
Voici la composition du nouveau Sénat à l'issue du scrutin de dimanche, par département, à l'exception des cinq sénateurs de Guadeloupe et de Martinique dont les résultats devaient arriver dans la nuit de dimanche à lundi.
Publié le 25/09/2011
La droite parisienne se divise après son échec au Sénat
La gauche a progressé d'un siège aux sénatoriales à Paris avec 8 élus, l'UMP emmenée par la ministre Chantal Jouanno ne conservant que 2 sièges. Le député UMP de Paris, Claude Goasguen, a vu dans ce résultat "l'échec de la fédération UMP de Paris" qui "impose" son "renouvellement".
Publié le 25/09/2011
Sénatoriales : votre département risque-t-il de basculer dimanche ?
Les dissidences dans la majorité pourraient coûter des sièges à l'UMP, donnant des espoirs aux socialistes. Une vingtaine de départements vont jouer un rôle-clé dans l'élection.
Publié le 23/09/2011
Le Sénat va-t-il passer à gauche ?
Dimanche, le tiers des sièges est renouvelable. Les dissidences dans la majorité UMP pourraient lui coûter des sièges, donnant des espoirs aux socialistes.
Publié le 22/09/2011
Sénatoriales : des kilomètres et des mots pour convaincre
Dimanche auront lieu les élections sénatoriales. Sur le terrain, la campagne a commencé depuis des moins pour convaincre les grands électeurs. Portrait de deux candidats dans leur département des Pyrénées-Atlantiques.
Publié le 22/09/2011
La loi prévoit en effet un délai d'un mois avant qu'un ministre puisse être remplacé au Sénat, période durant laquelle, ni lui, ni son remplaçant ne peuvent participer à aucun scrutin, ce qui fait une voix en moins pour leur camp lors de l'élection du président du Sénat, le 1er octobre. Pour pouvoir voter, le ministre doit démissionner du gouvernement avant le 1er octobre. Une hypothèse peu réjouissante pour les intéressés, et qui ne serait pas d'actualité si la droite remportait avec une bonne marge de sécurité, les élections du 25 septembre: Gérard Larcher pourrait alors être réélu même sans leurs voix.
"S'il devait manquer une voix, ce ne serait pas la mienne"
Dans une interview au Figaro, le 15 septembre, Gérard Longuet avait délimité "le seul cas de figure" qui pourrait l'amener à renoncer à sa fonction gouvernementale : "s'il devait manquer une voix à Gérard Larcher, ce ne serait pas la mienne". De même, Chantal Jouanno est prête à quitter le gouvernement "sans état d'âme" si le sort du président sortant du Sénat dépendait d'elle. "Si ma voix est nécessaire, il l'a, c'est garanti. Jamais, je ne ferai le moindre caprice", avait-elle assuré le 6 septembre sur RFI.
Pour sa part, Gérard Larcher estime que les ministres qui se présentent devraient quitter le gouvernement s'ils sont élus. "On ne peut pas se présenter devant les grands électeurs et leur dire : "je suis candidat au Sénat, mais en aucun cas je n'y siégerai parce que je préfère faire autre chose", avait-il dit, ce qui obligerait Sarkozy et François Fillon à procéder à un nouveau remaniement gouvernemental, alors que Gérard Longuet n'est en poste que depuis six mois et Maurice Leroy moins d'un an (novembre 2010). Pour sa part, Chantal Jouanno est au gouvernement depuis janvier 2009.
La situation est moins compliquée pour la petite vingtaine de députés, qui à gauche et à droite, sont également candidats aux sénatoriales. Ils perdront tout de suite leur siège de député s'ils sont élus au Sénat, et pourront donc participer au scrutin du 1er octobre.
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