Le leader du parti grec de gauche Syriza Alexis Tsipras, arrivé en deuxième position aux dernières législatives, a déclaré lundi à Paris que ce n'est pas à Angela Merkel de décider d'un référendum en Grèce. "La Grèce est un pays souverain (...). Ce n'est pas à Mme Merkel de décider si nous allons avancer vers un référendum ou non", a déclaré M. Tsipras à Paris lors d'une conférence commune avec Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche. "Il n'y a rien à négocier dans le memorandum (le plan d'austérité de l'UE, de la FMI et de la BCE pour la Grèce, ndlr) car on ne négocie pas avec l'enfer", a affirmé également M. Tsipras. "Ce qu'il s'agit de rediscuter, ce n'est pas le mémorandum, mais la dette
publique", a-t-il fait valoir.
Cependant, le porte-parole d'Angela Merkel a une nouvelle fois démenti avec force lundi une prétendue suggestion de celle-ci d'organiser un référendum sur l'euro en Grèce, et martelé que la chancelière n'était pas disposée à "fournir des ingrédients à la cuisine politique" grecque.









