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Copé candidat à la présidence de l'UMP pour une "vague bleue"


le 26 août 2012 à 12h34 , mis à jour le 26 août 2012 à 14h00.
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PolitiqueJean-François Copé a annoncé officiellement dimanche, lors d'un meeting à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), sa candidature au poste de président de l'UMP.

"Pour qu'une vague bleue" aux municipales de 2014 "vienne effacer les dernières défaites aux élections locales, j'ai d'abord besoin de vous les militants de l'UMP, sur le terrain. Je vous l'annonce: aujourd'hui, je suis candidat à la présidence de l'UMP", a déclaré le secrétaire général de l'UMP devant plus de 2.000 de ses partisans qui ont scandé "Copé, Copé" et "Copé président !"

 

"Vous avec lesquels je me suis engagé à 1.000% sans ménager ma peine pour  Nicolas Sarkozy. Vous qui ne décidez pas de vos convictions en fonction des sondages", a-t-il ajouté dans une allusion à son rival François Fillon, favori des sondages réalisés auprès des seuls sympathisants UMP.

 

"Pas une primaire avant l'heure"

 

Le député-maire de Meaux, qui dirige le parti depuis que Nicolas Sarkozy, le dernier président en titre de l'UMP, lui en a confié les rênes en novembre 2010, entend être "candidat pour rassembler tous les talents de notre famille politique, dans sa diversité" mais aussi pour "conduire une opposition qui colle aux réalités du terrain, qui n'a pas froid aux yeux, qui est sans concession, ni complaisance". "En un mot, une opposition tonique", a-t-il précisé. "Je suis candidat pour vous emmener vers la victoire en 2014" aux municipales, a-t-il insisté comme pour mieux se démarquer de François Fillon.

 

Répondant directement à l'ancien Premier ministre, il a lâché: "Le congrès de l'UMP n'a rien à voir avec une primaire avant l'heure. On ne va pas demander aux adhérents de l'UMP de choisir aujourd'hui leur candidat pour 2017. Cela n'aurait vraiment aucun sens". "Et ceux qui vous disent le contraire vont un peu vite en besogne. Ils donnent le sentiment de considérer qu'un sondage vaut résultat électoral. Les choses en politique sont tellement plus complexes", a prévenu Jean-François Copé, qui entend mener une campagne tambour battant dans les trois prochains mois, avec des déplacements quasi quotidiens. "Je suis joueur d'échecs. Je sais qu'il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires !", a-t-il encore averti.

 

Le secrétaire général de l'UMP a dénoncé un bilan "terriblement inquiétant" des 100 premiers jours de François Hollande. "A défaut de réforme majeure, ces quelques mois sont marqués par l'hypercommunication d'un président normal. Rien ne nous a été épargné: François Hollande en train; François Hollande aux jeux Olympiques, François  Hollande en bateau, François Hollande à la plage...", a ironisé M. Copé. "La vérité", selon lui, "c'est que ce concept de président normal est une imposture" et "le paravent dressé par la gauche pour dissimuler son conservatisme". "Oui, la gauche incarne le conservatisme. Par idéologie, sans doute. Mais aussi et surtout par facilité. Il est tellement plus facile de ne rien faire. Tellement plus facile de ne pas vexer ses amis, ses obligés: les corporatistes, les rétrogrades, les camarades syndiqués", a lâché le député-maire de Meaux. "Alors que la crise demande des réponses audacieuses, nous sommes face à un des gouvernements les plus conservateurs de l'histoire de France. J'en appelle aux caricaturistes de talent: il y a du Louis-Philippe en François Hollande !", a encore asséné Jean-François Copé, dans une allusion au dernier roi français (1830-1848).

Commenter cet article

  • tousamis : J'en suis sur...

    Le 26/08/2012 à 17h39
  • louanna75 : Moi je lui trouve du punch !

    Le 26/08/2012 à 17h21
  • dacatoro : Sans oublier le sempiternel " Rassemblement ".....c'est franchement lourd !

    Le 26/08/2012 à 17h09
  • lhom35 : J'adore vos prédictions rose-marie54 comme "Nicolas Sarkozy va repasser aux présidentielles 2012 haut la main"...

    Le 26/08/2012 à 16h54
  • -id- : Vague bleue? A l'UMP on vole même les slogans de Marine après les idées.

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