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UMP : pourquoi Fillon a accéléré face à Copé

Edité par
le 25 mai 2012 à 19h13 , mis à jour le 25 mai 2012 à 19h25.
Temps de lecture
3min
François Fillon, le 22 mai 2012 à Paris.

François Fillon, le 22 mai 2012 à Paris. / Crédits : AFP/L.BONAVENTURE

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PolitiqueL'ancien Premier ministre a dévoilé ses ambitions pour le parti plus tôt que prévu. Les rivaux de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, se retrouvent samedi matin côte à côte à l'occasion d'un séminaire de cadres, à Paris.

La bataille est désormais frontale entre François Fillon et Jean-François Copé, pour le contrôle de l'UMP lors du congrès de l'automne. Avec en vue la primaire pour la présidentielle à droite en 2016. Dans cette future compétition pour être le candidat de la droite en 2017, diriger le parti est en effet un atout important. Important, mais pas primordial comme on l'a vu chez les socialistes. En effet, c'est François Hollande, qui n'était pas le patron du PS et non la Première secrétaire du parti Martine Aubry, qui a emporté la primaire ouverte à l'automne dernier. Ce sont désormais les sympathisants élargis qui choisissent le candidat. Et après l'avoir critiqué, la droite va adopter ce même système en 2017.
 
Dans cette logique, l'on aurait pu imaginer que François Fillon décide de ne pas se lancer à l'assaut du parti et prenne un peu de champ après cinq années éprouvantes à Matignon. Il aurait pu cultiver sa popularité auprès des Français et laisser ses rivaux dont Jean-François Copé assumer la tâche ingrate d'opposition au nouveau pouvoir. Mais l'ancien Premier ministre a ces derniers temps choisi une autre option.

"Chef de guerre"
 
C'est lui qui a lancé mercredi les hostilités, sans attendre les élections législatives des 10 et 17 juin. Dans une interview au Figaro Magazine, il a ouvertement contesté l'autorité du secrétaire général du mouvement, en regrettant que "depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y ait plus, à l'UMP, de leader naturel". Souvent secret sur ses intentions, François Fillon a fait un pas très clair vers une candidature à la présidence du parti, un poste "gelé" pendant le bail élyséen de Nicolas Sarkozy et qui doit être remis en jeu dans quatre à six mois.
 
L'ancien Premier ministre a accéléré pour plusieurs raisons, en fonction des fenêtres de tir. D'une part, il veut sans nul doute profiter rapidement de sa bonne cote de popularité auprès des Français et des sympathisants UMP, un avantage qu'il a sur Jean-François Copé jugé moins rassembleur et moins sympathique. D'autre part, François Fillon se voit souvent affublé par le camp Copé d'une étiquette d'homme peu courageux et peu désireux de combattre. Par ce coup, qui lui ressemble pas, il tient à montrer à ses amis mais surtout ses ennemis sa détermination. « Fillon fait du Sarkozy ou Copé », sourit un député parisien.
 
Et puis François Fillon aurait mûri sa réflexion ces dernières semaines, selon certains amis, en voyant la situation à Paris et les critiques répétées de Rachida Dati. « Copé n'a rien fait pour faire cesser les agressions. Donc Il ne peut y avoir confiance pour la suite », affirme un élu filloniste. Quand le respect n'est pas là, il faut faire autrement ». Ainsi, François Fillon ne voudrait pas laisser Jean-François Copé diriger le parti et donc assurer l'organisation de la primaire en 2016, par manque de confiance. Mais surtout, l'ancien Premier ministre voit bien qu'en laissant le temps passer, l'actuel patron de l'UMP accroit son influence sur les fédérations, les réseaux d'élus et le cœur des militants. Jean-François Copé dont tout le monde, même ses rivaux, loue les capacités de travail et d'organisation, notamment pendant la campagne de Nicolas Sarkozy, trace en effet sa route, persuadé qu'au final les militants récompenseront « le chef de guerre » et non l'ancien Premier ministre, même populaire. Dans le camp Copé, on estime que l'ancien Premier ministre a dégainé trop vite, au risque de mécontenter des militants et cadres qui rêvent d'une revanche au "troisième tour" des législatives. A droite, la bataille de leadership ne fait que commencer. 
 
 
 

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  • pierrot58 : Il est temps de prendre la retraite ,assez vu celui la

    Le 28/05/2012 à 21h32
  • pierrot58 : Il est temps de prendre la retraite ,assez vu celui la

    Le 28/05/2012 à 21h24
  • de la reberdiere : Parce fillion reste et demeure le plus experimente que j f cop

    Le 26/05/2012 à 13h52
  • lycia64 : Totalement d'accord avec vous. la droite se trouve dans la même situation difficile que le PS en 2007 elle va se relever mais elle doit trouver le bon leader et Mr FILLON est bcq plus diplomate.

    Le 26/05/2012 à 12h08
  • supersumo : Oui, dans vos rèves il serait élu, et en 2017 la machine à perdre est en route chez la droite

    Le 26/05/2012 à 08h56
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