A la fin de sa visite lundi soir, François Hollande a été interpellé par des habitants du quartier des Granges, dont la mère d'un garçon, lui aussi victime d'une agression. "Il n'est pas mort (...) Ces deux là, il ne faut pas qu'ils soient morts pour rien !" a-t-elle lancé. "Ils ne le seront pas !" a répondu François Hollande "On est où, M. Le Président ? J'ai voté pour vous, tous ces gens-là ont voté pour vous", a-t-elle poursuivi en désignant les dizaines d'habitants présents. "Eh bien ils ont droit à la sécurité, c'est ce que je suis venu leur apporter. Sécurité, justice et réussite", a répliqué
le chef de l'Etat.
Plus loin, c'est Manuel Valls qui a été interpellé par un habitant. "On est Français, Monsieur. Ça c'est trop, c'est la petite goutte d'eau qui fait déborder le vase", a déclaré cet homme au ministre de l'Intérieur. Un autre a dit avoir fui, avec sa famille, des persécutions dans son pays d'origine en croyant trouver la paix en France.
La Villeneuve, d'où venaient les meurtriers, a été durant l'été 2010 le théâtre de violences auxquelles le prédécesseur de François Hollande avait réagi par son "discours de Grenoble", considéré comme un tournant à droite de son mandat.









