Par R.P,  le 06 février 2012 à 21h13
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, mis à jour le 07 février 2012 à 10h05

Une partie du camp Sarkozy veut "parler" aux électeurs de Marine Le Pen

Les déclarations controversées de Claude Guéant sur les "civilisations" participent à une stratégie de séduction des électeurs potentiels du FN à travers "les valeurs". Pour mieux contourner l'obstacle du bilan de Nicolas Sarkozy.

Sarkozy sur Le Pen : "vous ne voulez quand même pas que je m'occupe d'elle"Interrogé dimanche sur le manque de signatures de Marine Le Pen pour être candidate, Nicolas Sarkozy a jugé qu'il était "toujours préjudiciable qu'un courant politique ne soit pas présent avant d'ajouter "mais vous ne voulez quand même pas que je m'occupe d'elle aussi ?" © LCI

Cliver là où l'UMP et le PS pourraient apparaître, à certains, comme blanc-bonnet bonnet-blanc, nommer l'adversaire quitte à provoquer, durcir le débat pour chercher la faille de l'adversaire, tordre l'agenda médiatique... Autour de Nicolas Sarkozy, certains sont prêts à aller loin pour aller retrouver ces millions de voix qui pourraient se porter sur Marine Le Pen en avril prochain. Ces millions de suffrages que le candidat Sarkozy était parvenu à siphonner en 2007 et qui lui ont incontestablement servi pour gagner.

Eric Besson lorsqu'il était ministre de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, les dirigeants de la Droite populaire mais surtout Claude Guéant sont chargés, dans la distribution des rôles sarkozyste, de parler aux électeurs d'extrême-droite. Parler projet ? Non, parler « valeurs », de ces  « valeurs » qui cimenteraient les droites contre la gauche car chez ces dirigeants politiques, on pense secrètement que le seul moyen pour Nicolas Sarkozy de rattraper son retard sur François Hollande, c'est de déplacer le terrain de la campagne. La bataille en politique ou l'art du mouvement perpetuel.
 
"Revenir au sociétal, à l'idendité"

Passer du bilan/projet aux « valeurs » de la France, cette stratégie permettrait une campagne très politique et tendue car elle soumet l'adversaire à un dilemme permanent : soit répondre aux polémiques quitte à s'éloigner de sa propre stratégie de campagne, soit balayer les arguments quitte à se faire accuser de délaisser tel ou tel sujet (la laïcité, le patriotisme, les valeurs, etc..). Les déclarations de Claude Guéant permettent de "déplacer le curseur sur une thématique autre que l'économie et le social, sur lesquels M. Sarkozy est en difficulté, pour revenir au sociétal, à l'identité", analyse Jérome Fourquet, qui y voit une tentative de revenir à la "droite décomplexée de 2007". Pour le directeur adjoint du département Opinion de l'IFOP, "il s'agit d'attirer une partie des électeurs potentiels du FN, notamment au second tour, mais ce sera plus difficile qu'en 2007 car Nicolas Sarkozy est désormais lesté d'un bilan". C'est bel et bien le bilan qu'une partie du camp Sarkozy veut effacer dans la mémoire collective, noyer les mauvais chiffres de la délinquance derrière un flot de joutes verbales qui déstabiliserait l'adversaire de gauche.
 
Lundi soir sur France 2, Nicolas Sarkozy a apporté son soutien à Claude Guéant, affirmant que ces propos sur les civilisations étaient de « bon sens ». Un appui de l'Elysée censé faire taire les divergences à droite sur cette stratégie de « valeurs ». D'ailleurs le chef de l'Etat, en déplacement mardi dans le Tarn sur le thème de la petite enfance, ne devrait pas manquer de critiquer la gauche pour son « attaque » de la politique familiale avec son projet de réforme du quotient familial. Un autre terrain de "valeurs" sur lequel le futur candidat ne manquera pas d'aller.
 
Mais les doutes autour de cette stratégie, inspirée par le conseiller de l'Elysée Patrick Buisson, incitent certains ténors de la droite, timides dans leur défense du ministre de l'Intérieur, à mettre en avant un autre argument en direction des électeurs frontistes. Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a ainsi mis en garde lundi sur France Inter les électeurs potentiels de Marine Le Pen contre un vote qui signifierait "mécaniquement" la victoire de la gauche, à la présidentielle comme aux législatives de juin. En filigrane, il a pointé les valeurs communes aux électeurs de droite et d'extrême droite, "notamment en matière de sécurité, de fermeté, de lutte contre l'immigration clandestine et aussi sur le plan économique".
 

sep_haut

  • vivica05Le 08/02/2012 à 15h55

    Euh.... c'est pas déjà le cas???

  • belialgothLe 08/02/2012 à 07h22

    Ni même d'écouter leurs sornettes, on a déjà donné!

  • jpaavalLe 08/02/2012 à 02h45

    Si c est une blague elle est tres amusante!!!BRAVO!!!!

  • jpaavalLe 08/02/2012 à 02h43

    Comment pouvez vous avancer de telles aneries, certains voteront a droite d'autres a gauche,et d 'autres encore blanc,les gens sont libres !!!

  • jpaavalLe 08/02/2012 à 02h41

    Cela revient a voter pour rien!

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