Jamais, depuis son "tweet" dévastateur appelant à soutenir le concurrent de Ségolène Royal aux législatives en juin, Valérie Trierweiler n'avait clairement évoqué l'impact de ces quelques mots envoyés sur le réseau social... ni n'avait fait un mea culpa dans les formes, comme celui auquel elle se livre ce mercredi dans un entretien que publie Ouest-France. "C'était une erreur que je regrette. J'ai été maladroite puisque cela a été mal interprété. Je n'avais pas encore réalisé que je n'étais plus seulement une simple citoyenne. Cela ne se reproduira pas", déclare la Première dame au quotidien régional. "Quant à ce que, François et moi, nous nous sommes dit, cela relève des 'affaires privées' et restera donc privé !", ajoute-t-elle. Comme on lui demande si les "attaques" de ses confrères dans cette affaire lui ont paru "injustes", la journaliste répond : "Le traitement m'a surtout semblé disproportionné. Certains journalistes reconnaissent aujourd'hui en avoir beaucoup trop fait."
Un mea culpa assorti d'une annonce concernant sa future carrière de journaliste : elle poursuivra son travail dans la presse écrite... mais renonce à la télévision. Voilà plusieurs années que Valérie Trierweiler travaillait sur Direct 8. A l'époque où cette chaîne appartenait au groupe Bolloré, elle y avait animé plusieurs émissions politiques, dont "Le Grand 8" et "Politiquement Parlant", ainsi qu'un magazine culturel baptisé "Itinéraires", qu'elle a dû arrêter après l'élection de François Hollande. Mais à présent que la nouvelle D8 s'apprête à devenir la future chaîne gratuite du groupe Canal+, elle a décidé de ne plus y présenter d'émission. Lundi, Bernadette Chirac avait affirmé que ce n'était "pas convenable" pour une Première dame.
"J'ai choisi de renoncer"
"Après une période de réflexion, j'ai choisi de renoncer" y déclare Valérie Trierweiler. "Avec D8, où je travaillais depuis sept ans (...) nous avions imaginé un ou deux documentaires sur des grandes causes comme l'éducation des petites filles dans le monde ou les problèmes démographiques", souligne-t-elle. "C'était un beau projet à vocation humanitaire, mais je comprends que, pour certains, être la compagne du Président et travailler pour une télévision puisse susciter des interrogations voire un trouble, c'est pour cette raison que je ne pas donne pas suite".
"Je n'oublie pas la chance dont j'ai bénéficié dans la vie. Il est temps pour moi de rendre, en me mettant au service des autres ; et des enfants en particulier", tient à préciser Valérie Trierweiler. Interrogée sur son avenir en tant que journaliste, Valérie Trierweiler souligne qu'elle est "journaliste à Paris Match depuis 22 ans" où elle tient "une chronique littéraire qui n'a rien à voir avec la politique". Et elle confie : "Mes enfants sont à ma charge et je ne vois pas comment faire sans salaire". Tout en soulignant : "La France détient le record de femmes actives : 85%. J'en fais partie tout simplement. Conserver mon indépendance financière me semble également plus sain pour garder les pieds sur terre".
La dernière sortie publique de Valérie Trierweiler était lors d'un défilé de mode Yves Saint-Laurent cette semaine.










