Peut-on être journaliste et compagne du chef de l'Etat français ? La question est de nouveau posée alors que Canal + a fait savoir jeudi qu'il a eu un "contact informel" avec Valérie Trierweiler. La journaliste a animé plusieurs émissions sur la chaîne Direct 8, tombée mardi dans l'escarcelle du groupe et, à ce titre, Canal + a annoncé jeudi qu'il la rencontrerait "dans les prochaines semaines, début octobre, pour parler du fond, à savoir si Valérie Trierweiler a l'intention de nouer une collaboration et, si oui, pour quel genre de projet".
Un pied à l'Elysée, l'autre dans la presse donc. Une position très particulière qui a fait réagir les éditorialistes invités jeudi de l'émission de Valérie Expert sur LCI. Pour Anna Cabana, journaliste politique au Point, cette "confusion des genres inédite sous la Vème République nuit terriblement à l'autorité de François Hollande". Philippe Labi, journaliste et éditeur de Prisma Presse, est plus nuancé. "Qu'une femme ait envie de continuer à travailler, (...) qu'elle soit journaliste, si elle n'intervient pas sur le politique, après tout pourquoi pas", tempère-t-il. "Ce qui m'amuse là-dedans, c'est l'embarras que tout le monde a à évoquer cette potentielle confusion des genres", ajoute-t-il.










