Après le séisme provoqué par l'affaire de corruption présumée au sein de la BAC nord de Marseille, le ministre de l'Intérieur a souhaité envoyer un message de fermeté. Dans un point presse inopiné vendredi à 17 heures, Manuel Valls a prévenu qu'il serait "extrêmement sévère" si les faits reprochés aux policiers de ce service étaient avérés. Il n'y a "pas de place pour ceux qui salissent l'uniforme de la police qui est un honneur pour ceux et celles qui le portent", a-t-il prévenu face caméra depuis la place Beauvau. Pour lui, "il n'y a pas de place dans la police pour ceux qui se détournent des règles de la déontologie, des règles élémentaires, un policier ne peut en aucun cas passer de l'autre côté, du côté des voyous", a ajouté Manuel Valls.
"La police doit être exemplaire (...)",a -t-il encore insisté. "Une enquête approfondie est menée depuis plusieurs mois (...) Je suis depuis plusieurs semaines cette affaire. Je ne suis pas surpris. Je sais sur quoi ça va déboucher", a-t-il averti. "L'essentiel pour moi, c'est la sécurité des marseillais et marseillaises". "Chaucun doit savoir à Marseille, comme ailleurs, que nous ne laisserons en aucun cas de tels faits prospérer ou se poursuivre. Nous agirons avec la plus grande sévérité et la plus grande transparence", a insister le ministre de l'Intérieur.
Vendredi midi, le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest a laissé entendre que la corruption gangrenait tout un service de la police marseillaise (lire et voir : Bac de marseille : une gangrène a touché ce service), après la mise en cause d'au moins douze agents de la brigade anti-criminalité du nord de Marseille. Ces douze policiers ont été déférés devant deux juges d'instruction en vue de leur probable mise en examen sur la base d'"éléments accablants", a déclaré le procureur. Quinze autres policiers de la Bac Nord ont été entendus comme témoins. D'autres personnes pourraient être impliquées, à encore prévenu le magistrat.











