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Valls sur les sondages : "affronter le doute, voire l'impopularité"


le 23 septembre 2012 à 09h09 , mis à jour le 23 septembre 2012 à 09h13.
Temps de lecture
4min
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, place Beauvau, 31 juillet 2012

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, place Beauvau, 31 juillet 2012 / Crédits : AFP PHOTO BERTRAND GUAY

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PolitiqueLe ministre de l'Intérieur réplique, à propos de la baisse dans les sondages du tandem exécutif, que "François Hollande, Jean-Marc Ayrault et le gouvernement, (se sont) préparés à affronter le doute, voire l'impopularité", dans une interview au Journal du Dimanche.

Les résultats du sondage Ifop publié ce week-end par le Journal du dimanche sont cruels pour le gouvernement : François Hollande a subi en un mois une spectaculaire chute de 11 points de sa popularité, à 43% de satisfaits (lire notre article : "La popularité de Hollande et Ayrault en chute libre"). Son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, perd 7 points, à 50%. Manuel Valls, pour sa part, reste le ministre de plus populaire dans les enquêtes d'opinion. Et c'est précisément lui qui a été invité à commenter, dans les colonnes du JDD, ce désamour vis-à-vis du gouvernement qui s'aggrave mois après mois. "Le zapping, l'immédiateté ne sont pas le temps de la politique. Nous sommes dans une crise économique sans précédent", répond Manuel Valls, qui relève qu'en "même temps, les Français ont une grande inquiétude face à leur avenir" et "sont depuis longtemps dans une attitude de défiance vis-à-vis des pouvoirs publics".

"François Hollande, Jean-Marc Ayrault et le gouvernement, nous nous sommes préparés à affronter le doute, voire l'impopularité. Mais nous avons un seul cap, celui du président: le redressement dans la justice. Un redressement économique des comptes publics, avec un effort exceptionnel, jamais réalisé, de 30 milliards d'euros qui nécessite de rassembler tous les Français", poursuit le ministre. Il fait valoir qu'"au bout de quatre mois, tirer un bilan collectif et personnel n'a absolument aucun sens". Se disant "très fier d'appartenir au gouvernement de Jean-Marc Ayrault", et "fier de mettre en action la vision du président de la République", il relativise les commentaires des médias : "Je connais les humeurs de la presse". Manuel Valls reconnaît les impatiences à gauche - "il y a une urgence qui s'exprime" - et explique qu'avec le quinquennat "beaucoup repose sur le chef de l'Etat". "Il est en première ligne. Il lui appartient de maîtriser le temps, de maintenir le rythme et de garder le cap. A nous, ses ministres, de l'aider à réussir", ajoute-t-il. Il dit vouloir "que la gauche gouverne dans la durée", que "François Hollande soit en capacité de diriger la France pendant dix ans".

Une interdiction de manifester "justifiée", selon Valls

A Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, qui le dit "de droite", il répond: "M. Copé est en campagne et en perte de vitesse. Quand j'entends cela, je me dis que la droite est perdue et n'a pas tiré les leçons de ses échecs (...) La gauche a su se réinventer, la droite regarde en arrière", poursuit-il. Interrogé sur la demande de Marine Le Pen d'interdire le voile et la kippa dans la rue, Manuel Valls considère que la présidente du FN "est une incendiaire du débat public". "Elle ne peut pas être l'avocate de la laïcité car la laïcité protège et apaise. Quand on gouverne, on ne doit pas s'arrêter à ce genre de provocation", dit-il encore. Toujours dans les colonnes du JDD, il estime "totalement justifiée" l'interdiction samedi de manifestations de musulmans en réaction à un film et des caricatures qu'ils jugent blasphématoires. Un impressionnant dispositif policier, déployé dans plusieurs grandes villes françaises, dont Paris, a empêché toute manifestation, ce que le ministre explique par "des raisons d'ordre public". Et de demander :  "Qui peut tolérer des manifestations où l'on prône la haine avec des slogans racistes et antisémites, avec des individus dangereux et des femmes totalement voilées ?".

Selon lui, "il y a dans notre société des groupes radicaux dont certains sont liés au salafisme. Il y a des individus perdus, souvent des jeunes issus de la délinquance, qui se raccrochent à des idées extrémistes. C'est un défi pour la République. Ceux qui troublent l'ordre public et contestent nos lois doivent être poursuivis, car il n'y a pas de place pour ceux qui répandent la haine". Mais le ministre salue par ailleurs "la sagesse et la maturité de la société française, de nos concitoyens de confession musulmane et des représentants du culte musulman qui ont appelé au calme". Selon lui, "l'islam de France, en montrant son attachement à la démocratie, délivre un message important dans le reste du monde et dans les pays arabes".

Commenter cet article

  • toto80_levrai : Personnellement, j'ai le diplôme de haut niveau demandé, et j'approuve la critique.

    Le 25/09/2012 à 08h12
  • kosotto1 : On l'attend depuis le 06 mai cette révolution que vous nous promettez et on l'attendra....encore longtemps !

    Le 24/09/2012 à 08h14
  • mataf7475 : à défaut de bastille, on prendra l'opéra bastille ?

    Le 23/09/2012 à 20h39
  • mataf7475 : 3 mois d'exercice depuis les législatives ! et vous parlez de bilan !

    Le 23/09/2012 à 20h37
  • coccinelle69 : Où comment sortir des phrases toutes prêtes pour garder la tête haute! Hollande et Ayrault ont donc besoin du ministre de l'intérieur pour défendre un bilan désastreux? D'un côté c'est le seul ministre du gouvernement à connaître un peu de popularité, ils en profitent!

    Le 23/09/2012 à 18h27
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