Dominique de Villepin / Image d'archives © LCI
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Villepin: "J'ai décidé d'être candidat à la présidentielle"
EXCLUSIF - Invité dimanche soir de TF1, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Il était pour l'instant crédité d'1% dans les intentions de vote.
Publié le 11/12/2011
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Dominique de Villepin est déjà le cinquième candidat de droite à s'être déclaré, en attendant de connaître celui de l'UMP. Une multiplication des voix à droite, qui dérange le camp Sarkozy. "Seule l'union la plus large des forces, des idées et des convictions de la droite et du centre permettront d'être en position de l'emporter lors de la campagne de 2012. Le risque d'un 21 avril à l'envers est réel et nous appelons toute notre famille politique à se rassembler et à se mobiliser face à la gauche et au FN", a écrit la députée UMP Valérie Rosso-Debord dans un communiqué.
La secrétaire d'Etat aux Solidarités, Marie-Anne Montchamp, ancienne porte-parole de Dominique de Villepin, a dit dimanche, sur LCI, regretter la "candidature de témoignage" de l'ancien Premier ministre. "Je regrette personnellement car il me semble que le moment n'est pas optimal pour ce type de candidature", a-t-elle ajouté. Nadine Morano, ministre de l'Apprentissage et responsable UMP en charge des élections, a remis en question la capacité de Dominique de Villepin à "rassembler les Français", alors que ce dernier n'arrive pas à "rassembler autour de lui" :
Besancenot : "C'est bon à prendre"
Mais pour Jean-Louis Borloo, la candidature de l'ancien Premier ministre "redistribue les cartes". "Villepin casse l'ambiguïté de Bayrou. Il ne pourra pas dire qu'il est à la fois le réceptacle du centre droit et du centre gauche. La grande mauvaise nouvelle c'est pour Bayrou, ce n'est pas pour Sarkozy", a déclaré le président du Parti radical, qui avait lui-même renoncer à se présenter en octobre dernier.
À gauche, François Hollande s'est lui montré sceptique sur la candidature de l'ancien Premier ministre. "Je ne sais pas exactement si [elle] ira jusqu'au bout", a-t-il déclaré sur RTL. "C'est un homme de convictions, on verra (...) si sa conviction est aussi forte que les pressions qu'il a en ce moment sur le dos", a avancé le candidat socialiste, faisant référence aux dossiers judiciaires - Karachi et celui dit des "Relais et Châteaux" dans lequel le nom de Dominique de Villepin est cité. Manuel Valls, directeur de la communication de la campagne de François Hollande, a lui estimé que si Villepin "veut le changement, s'il considère que ces années ont été mauvaises pour le pays, c'est à lui de choisir en cohérence. L'alternance, le changement, le redressement du pays, c'est François Hollande qui le représente", a-t-il déclaré sur Europe 1.Olivier Besancenot, membre de la direction nationale du NPA, a bien accueilli l'annonce de candidature de Villepin. "Tout ce qui divise la majorité présidentielle, c'est bon à prendre car on souhaite tous que Nicolas Sarkozy se prenne une grosse claque aux élections", a-t-il affirmé sur LCI.
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