Villepin candidat ? "Risque de 21 avril à l'envers" craint la droite
Les réactions des politiques ne se sont pas faites attendre après l'annonce dimanche de la candidature de Dominique de Villepin à la présidentielle. A l'UMP, on invite l'ex Premier ministre à ne pas aller au bout, à gauche, on doute de sa conviction.
Publié le 12/12/2011
Présidentielle 2012 : qui est dans la course à l'Elysée ?
Ils rêvent de porter l'habit présidentiel et de présider au destin de la France. A quelques mois de la présidentielle, passage en revue des candidats déjà déclarés ou... fortement probables.
Publié le 24/10/2011
Besancenot : "tout ce qui divise la majorité, c'est bon à prendre"
Interrogé lundi sur la candidature de Dominique de Vilepin à la présidentielle, Olivier Besancenot a expliqué que "tout ce qui divise la majorité présidentielle, c'est bon à prendre."
Publié le 12/12/2011
Candidature de Villepin : "C'est courageux" pour Jean-Luc Bennahmias
Le député européen du MoDem a salué une "candidature intelligente" de l'ancien Premier ministre. Jean-Pierre Grand, député UMP de l'Hérault a affirmé ne pas avoir été "surpris" par l'annonce de Dominique de Villepin de se lancer dans la course à l'Elysée.
Publié le 12/12/2011
Morano "invite Dominique de Villepin à réfléchir"
Nadine Morano estime que la candidature de Dominique de Villepin met en danger l'union nationale et elle invite l'ancien Premier ministre "à réfléchir" à cela.
Publié le 12/12/2011
Portrait - Dominique de Villepin
Dominique de Villepin, l'éminence grise de Chirac, va connaître une ascension politique semée de réussites et de coups tordus. Du Quai d'Orsay à Matignon : retour sur le parcours d'un grand commis de l'Etat.
Publié le 07/10/2008
"Vous verrez que dans cette campagne de 2012, il y aura des surprises, beaucoup de surprises. J'ai confiance dans la capacité des Français à discerner ce qu'est l'intérêt général et à quel point plus que jamais l'union nationale s'impose à nous tous", a déclaré l'ex-Premier ministre, pour l'instant crédité d'1% dans les intentions de vote. "On peut très bien poursuivre avec le même (...) pour encore cinq ans. Dix ans c'est long", a-t-il dit au sujet de Nicolas Sarkozy, ajoutant: "Mais si nous nous mettions tous ensemble, rassemblés, pour conduire les affaires de la France".
"Rassembler"
Revenant sur la thématique de la crise financière qui frappe la zone euro, Dominique de Villepin a implicitement mis en cause la politique d'aligenement de la France sur le modèle allemand prôné par la majorité. "Aujourd'hui, notre souveraineté nous échappe en grande partie. Nous nous alignons sur des intérêts qui ne sont pas ceux de la France. Je crois qu'il faut plus de courage que cela".
L'ancien Premier ministre a annoncé vouloir placer sa candidature, qui s'oppose frontalement à celle probable de Nicolas Sarkozy, sous le signe du rassemblement gaulliste : "Je veux rassembler tous les Français, ceux de gauche, ceux de droite, ceux du centre", a ajouté le fondateur de "République solidaire" qui n'a jamais brigué jusqu'à présent le suffrage universel.
Reste que le discours, dans le sillage historique du général de Gaulle, cache mal la surprise de cette déclaration de candidature. Les derniers signaux récemment adressés par l'imprévisible fondateur de "République solidaire" avaient pourtant laissé entrevoir l'hypothèse contraire et une possible conciliation avec le chef de l'Etat. Dominique de Villepin avait en effet rencontré à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy depuis l'été et avait assuré début décembre que la page de l'affaire Clearstream, dans laquelle le président sortant l'accusait de manipulation à son encontre, était désormais tournée. Dominique de Villepin a réaffirmé dimanche soir qu'il avait "laissé la rancune de côté". On en jugera durant la campagne...
"La voix forte et libre" de Villepin
Premier à réagir, Jean-Pierre Grand, lieutenant de Villepin et responsable de son parti, n'a pas caché sa satisfaction. "La voix forte et libre de Dominique de Villepin ne pouvait être plus longtemps absente du débat présidentiel. Sa vision, son expérience et son courage, porteront son projet politique, ambitieux face à la crise, socialement juste pour les Français et moderne pour refonder la Nation", écrit le député UMP dans un communiqué.Du côté du camp Sarkozy, on salue avec amertume l'arrivée du noueau candidat. Car sormais, la dispersion menace à droite avec, outre celle de Dominique de Villepin, les candidatures de François Bayrou, Hervé Morin, Christine Boutin et Nicolas Dupont-Aignan. Sur LCI, la députée UMP Valérie Rosso-Debord a regretté que Dominique de Villepin ne joue pas le jeu de l'unité derrière un candidat unique à droite. "Seule l'union la plus large des forces, des idées et des convictions de la droite et du centre permettront d'être en position de l'emporter lors de la campagne de 2012. Le risque d'un 21 avril à l'envers est réel et nous appelons toute notre famille politique à se rassembler et à se mobiliser face à la gauche et au FN", écrit la députée.
"Candidature solitaire"
La secrétaire d'Etat aux Solidarités, Marie-Anne Montchamp, ancienne porte-parole de Dominique de Villepin, a dit dimanche, sur LCI, regretter la "candidature de témoignage" de l'ancien Premier ministre. "Je regrette personnellement car il me semble que le moment n'est pas optimal pour ce type de candidature", a-t-elle ajouté.
Nadine Morano, ministre de l'Apprentissage et responsable UMP en charge des élections, a encouragé Dominique de Villepin à renoncer à sa "candidature de posture", agitant le spectre de la dissolution ratée de 1997. "Dans cette période de crise grave, se lancer dans une candidature solitaire est dangereux", a déclaré Mme Morano sur BFMTV. Sur LCI, elle a enfoncé le clou, doutant de la capacité de Dominique de Villepin à "rassembler les Français", alors que ce dernier n'arrive pas à "rassembler autour de lui". La riposte s'annonce terrible...
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