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Vote des étrangers : la majorité dissone, l'Elysée promet


le 17 septembre 2012 à 19h27 , mis à jour le 18 septembre 2012 à 09h15.
Temps de lecture
4min
Le palais de l'Elysée/Image d'archives
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PolitiqueGouvernement et majorité ont fait entendre des voix dissonantes sur le droit de vote des étrangers, une promesse de François Hollande que des députés PS veulent vite concrétiser mais qui ne représente pas "une revendication forte" selon Manuel Valls. L'engagement sera tenu, assure l'Elysée lundi soir.

François Hollande tiendra sa promesse d'accorder aux étrangers non européens présents sur le territoire français depuis cinq ans le droit de vote aux élections locales, a fait savoir la présidence de la République. Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a réagi en disant que si tel était le cas, le principal parti d'opposition de droite en France exigerait un référendum. Un groupe de 75 députés socialistes, inquiets d'un possible recul, avait auparavant lancé dans Le Monde un appel invitant le gouvernement à accélérer la cadence. "Ce qui est clair, c'est que l'engagement sera tenu", a répondu l'entourage du chef de l'Etat et le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.
 
Réplique de l'UMP : "Jean-François Copé demande que le président de la République dise clairement ses intentions (...) Si François Hollande devait maintenir cette promesse, Jean-François Copé demande qu'elle soit soumise à référendum", a déclaré un proche du secrétaire général. L'idée d'octroyer le droit de vote aux étrangers, évoquée en 1981 par le président socialiste de l'époque, François Mitterrand, revient régulièrement dans le débat politique. Elle est vivement critiquée par l'opposition de droite et le Front national. Pour Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP, les socialistes "sacrifient l'intérêt de la Nation pour leur intérêt électoral".
 
Une proposition de loi avait été adoptée en 2000 à l'Assemblée nationale mais jamais confirmée au Sénat. A l'inverse, une nouvelle disposition constitutionnelle similaire a été adoptée au Sénat, passé à gauche, fin 2011. Dans leur appel, les 75 députés soulignent que les sondages montrent que l'opinion française est favorable en grande majorité à cette mesure. Ils disent que "le temps presse".
 
Pas d'urgence pour Valls
   
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, estime pour sa part que le vote des étrangers ne représente pas une urgence, ni une "revendication" forte. "Est-ce que c'est aujourd'hui une revendication forte dans la société française ? Un élément puissant d'intégration ? Non. Ça n'a pas la même portée qu'il y a trente ans", dit-il, également dans Le Monde. Pour les 75 députés signataires de l'appel, "cette mesure changera la nature du corps électoral en France." "Loin d'être votée à la va-vite, elle doit au contraire être discutée publiquement pour en expliquer la portée et sa contribution à une République réconciliée avec ses citoyens", lit-on dans l'appel.
 
Face à l'argument de la droite qui craint un vote communautaire, les députés PS répondent "que c'est au contraire l'inégalité de traitement entre l'élu et ses administrations qui favorise une organisation communautarisée de la société". "A celles et ceux qui nous disent que cette mesure est dérisoire, nous répondons qu'elle est essentielle, d'abord pour redonner du sens à un rituel civique appauvri, notamment dans les quartiers populaires, ensuite parce que la représentativité des communes et des départements connaissant une importe population étrangère est mise à mal", écrivent les signataires.
 
Manuel Valls souligne le risque lié selon lui au droit de vote des étrangers, qui suppose une modification de la Constitution. "Attention à la jonction droite-extrême droite sur ce sujet. Il faut bien évaluer les conséquences d'un référendum, pas seulement en termes de résultats, mais aussi de déchirure dans la société française", dit-il (lire notre article >Droit de vote des étrangers : Valls méfiant). Le groupe socialiste compte 279 membres et 18 apparentés.

Lire aussi notre article >La crise "pas une excuse" pour renoncer au vote des étrangers

Commenter cet article

  • tazlediable : FH a certes décidé de 60 mesures pendant sa campagne mais il serait peut-être intelligent d'en adapter la mise en place selon la situation du pays plutôt que de persister et saborder le pays

    Le 20/09/2012 à 12h57
  • shooby02470 : La grosses différence, cher horizon2007, c'est que ceux de l'UMP qui demandent un référendum aujourd'hui ont eux aussi utiliser cette méthode, mais en en bafouant le principe, quand ils sont passés au dessus de la décision des français. J'ai pas le souvenir que la gauche ai fait ça. @ angylelle : le problème est que le référendum ne se fait pas pour n'importe quoi. Son utilisation est très contrôlée et la demande de l'ump d'en faire un sur ce thème n'est pas valable. Quant à cadetroussel, j'espère que ce que vous dites est un gag : sur ce forum les umpistes sont beaucoup plus virulent envers le PS que l'inverse, mais selon vous, c'est le contraire !?!

    Le 19/09/2012 à 09h17
  • cadetroussel768 : ET VOUS vous persistez sur la voie de la critique de l'ump....commencez a balayer devant votre porte...

    Le 19/09/2012 à 08h53
  • angylelle : Oui et puis la nous ne pouvons pas dire que c'est pour n'importe quoi et un référendum serait le mieux pour votre président .

    Le 18/09/2012 à 15h40
  • alainsev92 : Le probleme c'est que si FH veut respecter la constitution, il n'y a que 2 solutions, le congrés ou il doit avoir 3/5 des parlementaires qui votent la modification et il ne les a pas ou le référendum, il n'y a pas de 3ème solution

    Le 18/09/2012 à 13h21
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