Voté, rétabli, rejeté... Où en est le vote du budget 2012 ?

le 21 décembre 2011 à 08h28 , mis à jour le 21 décembre 2011 à 08h33

Après plusieurs allers-retours devant députés et sénateurs, le vote du projet de loi de finances pour 2012 entre dans sa dernière phase mercredi. Le budget rectificatif 2011 est aussi au coeur des débats.

Le chassé-croisé entre l'Assemblée et le Sénat sur les mesures de rigueur des deux plans Fillon a repris mardi, les députés ont rétabli le budget rectificatif de fin d'année qui avait été revu et  corrigé par les sénateurs, tandis que ces derniers ont rejeté le budget 2012. Déjà sous la pression de la campagne présidentielle et du passage du Sénat  à gauche, le marathon budgétaire est très agité cette fin d'année par la crise  européenne, la perte probable de la note AAA accordée à la dette française et  la récession prévue fin 2011-début 2012. 

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Plus d'infos

Le Sénat, à majorité de gauche, a rejeté en dernière lecture le projet de  loi de finances (PLF) pour 2012 qu'il avait totalement remodelé en première lecture avec des mesures préfigurant le programme PS en cas de victoire de François Hollande, un texte que l'Assemblée avait rétabli ensuite dans sa  mouture d'origine. Le PLF-2012 retourne mercredi pour un vote définitif à l'Assemblée, qui a  le dernier mot. De retour devant les députés après avoir été expurgé par les sénateurs de  la plupart des mesures de rigueur du plan Fillon II, le budget rectificatif de  fin d'année et ses plus de 5 milliards de hausses ciblées d'impôts a été  rétabli dans la soirée à l'Assemblée quasiment dans la version votée en  première lecture.
 
"AAA: austérité autoritaire la plus anti-sociale"
 
Supprimés au Sénat, la hausse du taux de TVA à taux réduit de 5,5% à 7%, le  gel en 2012 et 2013 du barème de l'impôt sur le revenu et de l'impôt de  solidarité sur la fortune ou la majoration de 5% en 2012 et 2013 de l'impôt sur  certaines sociétés ont été réintégrés lors de cette nouvelle lecture. Mesure la plus controversée, l'augmentation du taux réduit de TVA, sauf  pour l'alimentation, l'énergie, les cantines scolaires et les services aux  handicapés, pourrait connaître d'infimes aménagements. Un délai a été voté dans la soirée pour certains travaux dans les logements  et pour la vente de livres imprimés. Seule surprise, les produits  antiparasitaires ne bénéficieront plus du taux réduit de TVA, selon un amendement du gouvernement. Le texte originel, a martelé la ministre du Budget, Valérie Pécresse, "permet d'avancer sur le chemin du désendettement" avec un déficit réduit de  plus d'un tiers en 2011 pour atteindre 5,7%. Et d'insister à nouveau sur la volonté de "répartir équitablement les efforts sur les plus grandes entreprises et les ménages aisés".

Affirmant que les principales mesures du texte portent sur les ménages,  Christian Eckert (PS) lui a lancé: "Pas besoin d'avoir fait HEC pour comprendre  que le gel du barème va toucher tous les contribuables. Vous me l'avez  confirmé, 200.000 foyers vont entrer dans l'impôt sur le revenu". "Madame la ministre, je vous remettrai un AAA: austérité autoritaire la plus anti-sociale", a ironisé Jean-Pierre Brard (app. PCF).
 
Soulignant que ce collectif budgétaire "sert un peu de voiture balai", le  rapporteur général du Budget, Gilles Carrez (UMP), s'est félicité qu'il  contribue, avec d'autres textes des derniers mois, à réduire le déficit de "20  milliards d'euros", effort inédit selon lui. Le projet de loi reviendra devant les sénateurs mercredi, puis devant les députés mercredi soir ou jeudi pour un ultime vote. Mais un nouveau budget rectificatif est déjà annoncé pour le premier semestre 2012 pour appliquer l'accord européen de stabilité du 9 décembre. La  gauche y voit la confirmation qu'un troisième plan de rigueur se profile, ce que le gouvernement continue à démentir. Convaincu qu'il faudra "7 milliards d'économies supplémentaires dès début  2012", Charles de Courson (NC) a appelé Valérie Pécresse à les préciser "dès maintenant".

le 21 décembre 2011 à 08:28
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7 Commentaires

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  • gda39, le 21/12/2011 à 23h31

    Résultat des courses : le Sénat de Gauche " détricote " systématiquement ce que l'Assemblée générale a tricoté. Mais comme en dernier ressort, l'Assemblée Générale a toujours le dernier mot, j'en arrive a me demander si la solution la plus UTILE POUR LA FRANCE ne serait pas de SUPPRIMER le Sénat ? Quand on pense à l'argent qui y est englouti, tout ça pour jouer au ping-pong avec l'Assemblée Générale, ça laisse rêveur ! !

  • cathyrurale, le 21/12/2011 à 13h50

    Toujours la même solution = hausse TVA, hausse impôts, hausse taxes, hausse, hausse, hausse..... payer, payer....et de l'autre côté : prime de Noël, revalorisation RSA, allocation familiale, aide au logement.....

  • al119e, le 21/12/2011 à 13h49

    Vous l'avez déjà vu ???????

  • gabin250, le 21/12/2011 à 12h52

    "Looking for Nicolas Sarkozy" à regarder ce soir sur ARTE vous verrez de la vrai info..... Se passer le message!!!

  • ticoco53, le 21/12/2011 à 11h52

    La gauche qui se plaint que peut être 200 000 personnes de plus vont payer l'impôt sur le revenu ?? Il se moque de qui leur fusion de l'impôt sur le revenu avec la CSG entrainera une explosion des impôts qui pourrait passer du simple au double pour les classes moyennes !!!!

  • jeff30120, le 21/12/2011 à 10h51

    On peu dire que la Gauche aura fait le tour de la question, mais pour l'instant ils n'auront pas encore le dernier mot. Ce qui est ridicule c'est que toutes les décisions attendent leurs mises en application...

  • jtitus1, le 21/12/2011 à 09h50

    Messieurs de gauche Après les municipales de 2008, les présidents de communauté urbaine et d'agglomération se sont voté une hausse de 27,8% de leurs indemnités. depenses des villes La dérive des dépenses des villesLes maires, eux, se sont contentés d'une hausse de 11,1% de leurs indemnités? Le « bloc communal », comme l'on dit en jargon administratif, dérape. En 10 ans, les communes, leurs regroupements et les syndicats mixtes ont connu une progression de 26% de leurs effectifs ( à 1,3 million d'agents), et un envol de leur masse salariale de 59%, à 36 milliards d'euros l'an dernier. « En restructurant cet ensemble où les doublons pullulent, on pourrait économiser jusqu'à 15 milliards d'euros par an« , estime René Dosière, le député chasseur de gaspillages, qui publiera « L'argent de l' Etat, un député mène l'enquête » ( Seuil) ej janvier 2012. Cela revient à réaliser 11,5% d' économies sur nos dépenses communales qui représentent 130 milliards d'euros. source: Capital

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