Salariés sans papiers : fin de non-recevoir du ministère de l'Immigration

Par TF1 News (Avec agence), le 12 mars 2010 à 14h10 , mis à jour le 12 mars 2010 à 14h36

A l'issue d'une réunion, les organisations patronales et syndicales ont rédigé un nouveau texte proposant des "conditions cumulatives de régularisation" pour les salariés étrangers. Mais l'Etat refuse d'y prêter attention.

sans-papiers

"Il n'y a pas de réunion envisagée sur le sujet". C'est en ces termes laconiques que le ministère de l'Immigration a opposé vendredi une fin de non-recevoir vendredi aux organisations patronales et syndicales qui se sont réunies le 3 mars pour débloquer la situation de salariés sans papiers. Le ministère a indiqué en outre qu'il ne changerait pas sa circulaire du 24 novembre, issue d'une première concertation.

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"Si Mme de Menthon (la présidente du mouvement patronal Ethic, ndlr) veut être reçue par Eric Besson, elle le sera. Quant aux syndicats ils ont été reçus à de nombreuses reprises ce qui a débouché sur la circulaire du 24 novembre qu'on ne changera pas", a-t-on indiqué dans l'entourage du ministre de l'Immigration Eric Besson. Depuis mi-octobre, environ 6000 sans papiers, dont 1500 intérimaires, se
sont mis en grève pour exiger des critères clairs de régularisation par le travail, avec le soutien de onze syndicats ou associations, dont la CGT, CFDT, Unsa, Sud et la FSU. Une circulaire envoyée aux préfets le 24 novembre 2009 n'a pas mis fin au conflit.

"La CGPME ne cautionne pas le texte"
 
Le 3 mars, plusieurs dirigeants patronaux (Ethic, Veolia Propreté, CGPME) se sont saisis du problème et ont examiné avec les syndicats un texte commun, rendu public en début de semaine, proposant des "conditions cumulatives de régularisation" pour les salariés étrangers ayant la preuve de leur activité salariée chez un ou plusieurs employeurs depuis au moins douze mois. Les parties prenantes à la réunion ont demandé à rencontrer le ministre du Travail Xavier Darcos, qui a renvoyé sur le ministre de l'Immigration, qui à son tour, a sondé les organisations patronales. "On a reçu des courriers de Veolia Propreté et de la CGPME qui sont limpides et se désolidarisent complètement du texte. La CGPME indique qu'elle ne cautionne au aucun cas le document et elle ne demande pas de rendez-vous", a déclaré vendredi l'entourage de M. Besson.

Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a confirmé la participation de son organisation à une réunion de concertation le 3 mars. "Pour autant, notre organisation ne cautionne en aucun cas le document que vous évoquez", a écrit M. Roubaud au ministre et "il n'est donc pas dans notre intention de parapher ce texte, simple base de travail qui ne reflète pas notre position". Selon le texte de son courrier, "laisser notamment entendre que le BTP, l'hôtellerie-restauration, le gardiennage, le nettoyage et le travail temporaire emploient des étrangers sans titre de séjour, et ce au nom d'une soi-disant réalité économique est une contre-vérité inacceptable". "Il n'en reste pas moins qu'une difficulté existe pour certaines entreprises, heureusement peu nombreuses, qui brutalement découvrent qu'elles emploient, en toute bonne foi, des salariés s'étant fait embaucher sur la base de faux papiers", ajoute le président de la CGPME.

Toutefois, l'organisation patronale ne ferme pas entièrement la porte.  Dans un entretien à l'AFP, la vice-présidente de la CGPME Geneviève Roy a également indiqué que le texte examiné le 3 mars avec les syndicats était un "projet méritant encore négociation, en présence de l'Etat. S'il y a une table-ronde, nous irons et j'espère que cela se fera", a-t-elle ajouté.

Par TF1 News (Avec agence) le 12 mars 2010 à 14:10
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21 Commentaires

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  • tosca66, le 14/03/2010 à 18h20

    Oui, mais vous pensez bien que, sans-papiers = travail mal rémunéré et à 15h par jour!!...donc , tout bénéfice pour ces employeurs-voyous!!!alors, vous pensez bien "qu'ils" ne vérifient pas souvent.

  • louischom, le 13/03/2010 à 08h26

    La loi est simple à appliquer : vérifier l'authenticité des papiers présentés par le demandeur d'emploi "avant" l'embauche!

  • louischom, le 13/03/2010 à 08h24

    Et jugement idiot!

  • louischom, le 13/03/2010 à 08h23

    Ce n'est pas à l'état de vérifier le statut social des salariés et elle ne peut pas savoir l'origine des fonds versés par les employeurs. Beaucoup de raisonnements critiquant l'état sont inadaptés et la loi doit être appliquée par les employeurs, mais leur "bonne foi" peut être trompée par des faussaires!

  • andine972, le 13/03/2010 à 01h49

    Venir dans un pays pour s'installer = immigrer. cela dit le commentaire est CQFD

  • andine972, le 13/03/2010 à 01h42

    Quelqu'un qui part d'un pays émigre celui qui rentre immigre. cela dit le comment

  • andine972, le 13/03/2010 à 01h17

    Sauf erreur, il me semble que c'est sous la présidence du tonton à la rose que le terme sans-papiers a commencé à être employé

  • bernique77, le 13/03/2010 à 00h05

    Le terme de sans-papiers est un abus de langage et une forme de bienveillance. Il faut parler de clandestins!

  • bernique77, le 13/03/2010 à 00h04

    Vous avez raison! Mais quand à moi je ne comprends pas comment des personnes auraient accumulé selon elles des droits au séjour en ayant utilisé des faux papiers sous une fausse identité pendant une période donnée! Et puis le problème avec les faux documents c'est qu'on sait jamais qui on a véritablement en face de soi!

  • yenamrre, le 12/03/2010 à 17h35

    Que l'Ursaff soit honête, elle n'a pas à accepter de l'argent sale

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