© INTERNELes parents fatigués d’emmener leurs bambins chez le pédiatre pour des otites à répétition vont être contents. Le laboratoire Wyeth Lederlé commercialisera au printemps prochain Prevenar, un nouveau vaccin contre les infections à pneumocoques (otites, méningites, pneumonies, septicémies…), spécifiquement destiné aux nourrissons et aux jeunes enfants.
Un vaccin efficace et bien toléré
L’efficacité du Prevenar, déjà disponible aux Etats-Unis, en Argentine et en Suisse, oscille entre 65% et 97%, selon les formes des infections constatées d’un pays à l’autre. Les études cliniques ont montré qu'il était bien toléré. La plupart des réactions, irritations locales et fièvres, habituelles pour un vaccin, ont disparu spontanément, selon le laboratoire, qui les juge "comparables à celles observées habituellement avec d'autres vaccins".
L’annonce de la commercialisation de ce vaccin intervient alors que "50 à 70% de pneumocoques isolés dans les otites aiguës moyennes présentent une plus grande résistance vis-à-vis des antibiotiques, et notamment de la pénicilline", a indiqué à la rédaction de tf1.fr Claire Poyart, praticien hospitalier au laboratoire de bactériologie de l’hôpital Necker-Enfants malades, à Paris. En France, la bactérie Streptococcus pneumoniae est le principal responsable des méningites bactériennes chez le nourrisson de 2 à 12 mois. Son essor s’explique par la promiscuité des enfants en crèche ou à l’école et le recours abusif à l’automédication.
Les bactéries résistent
Comment vaincre ces infections ? En augmentant et en associant les doses d’antibiotiques, selon Christian de Langhe, médecin de famille à Boulogne-Billancourt. "Cette pratique a toutefois une limite, d’autant qu’elle contribue à renforcer la résistance des bactéries. Les interventions chirurgicales sont possibles mais réservées à des cas très graves, comme la mastoïdite. La meilleure solution reste la vaccination, surtout pour les patients immuno-déprimés ou carencés "Dès les premiers
en anti-corps. Surtout, dès les premiers symptômes de la maladie, il faut consulter très rapidement et effectuer des prélèvements afin d’isoler la bactérie en action", a-t-il précisé.
symptômes de
la maladie,
il faut consulter
très rapidement
et effectuer
des prélèvements
afin d’isoler
la bactérie."
Si, dans les années à venir, les infections à pneumocoques continueront à présenter une plus grande résistance aux antibiotiques, "la situation n’est pas dramatique", a affirmé Claire Poyart. 70% des souches de pneumocoque sont " intermédiaires " et donc susceptibles d’être traitées. Les parents inquiets peuvent encore dormir sur leurs deux oreilles.
Un nouveau vaccin Prevenar contre le pneumocoque
Prevenar 13, se substitue désormais à l'ancien Prevenar, sans modification du schéma vaccinal, mais avec une protection élargie.
Publié le 18/06/2010
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