"Mir a terminé son vol à 05H59 GMT (6h59, heure française) ". C’est par ce communiqué laconique que le centre de contrôle russe basé à Korolov, près de Moscou, a annoncé la destruction de la station spatiale, quinze ans après sa mise en service.
Comme prévu, Mir avait vécu auparavant sa dernière nuit. Après avoir reçu entre 1h33 et 6h07 les
 Le centre de contrôle- |
trois impulsions qui lui ont permis de freiner puis de plonger dans l’atmosphère terrestre, elle s’est désintégrée totalement quelque part au-dessus du Pacifique, offrant ainsi un superbe spectacle dans le ciel des îles Fidji où plusieurs milliers de personnes ont assisté à la "représentation". " Nous avons terminé un projet formidable et nous l'avons terminé dignement. C'est encore un exemple que la Russie était et reste encore une grande puissance spatiale", souligne le directeur de l'Agence spatiale russe, Iouri Koptev.Pas de dégâts
Environ 1 500 débris de l’engin, représentant 20 tonnes sur les 137 de son poids total sont tombés dans un rayon de 1 500 km compris entre la Nouvelle-Zélande et le Chili, autour d’un point situé entre 150 degrés de longitude ouest et 40 degrés de latitude sud.
 L'instant fatal...- |
Toute l’opération de destruction de Mir s'étant déroulée conformément au programme établi, les risques de chute incontrôlée des morceaux sont a priori écartés, à la grande joie du Japon et de la Nouvelle-Zélande qui s’inquiétaient d’une telle éventualité. Aucun dégât n'a par exemple été causé à la flotte des 27 bateaux de pêche qui se trouvaient dans la zone critique.