© INTERNE"A la pêche aux moules, moules, moules, je ne veux plus y aller maman". La chanson popularisée par Jacques Martin pourrait devenir un tube dans le Finistère. Le ramassage et la commercialisation des coquillages sont interdits depuis le 8 juin en baies de Concarneau, Douarnenez et Morlaix pour cause d’algues toxiques. Il s’agit en fait de deux espèces de phytoplancton (l’aliment de base des coquillages) : le Dinophysis et l’Alexandrium. Pour en connaître l’impact sur l’homme et l’environnement, tf1.fr a contacté Patrick Lassus, responsable du département Microbiologie et phycotoxine de
l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), à Nantes.tf1.fr :
Quelles sont les caractéristiques des algues toxiques ?Patrick Lassus :
Il existe trois types d’algues toxiques : celles qui provoquent des diarrhées, comme le Dinophysis, celles qui provoquent des amnésies, comme la Pseudo-nitzchia, et celles qui provoquent des paralysies, comme l’Alexandrium. Cette dernière n’a pratiquement aucun effet sur les coquillages. En revanche, ses toxines s’attaquent au système nerveux de la personne qui a consommé des coquillages contaminés. Les effets varient selon la dose absorbée : engourdissement des extrémités, vertiges et, dans les cas les plus graves, paralysie des muscles respiratoires pouvant conduire au décès. Mais, depuis la mise en place du réseau de surveillance du phytoplancton en 1984, aucune intoxication n’a été constatée en France.tf1.fr :
Pourquoi la Bretagne est-elle touchée ?P. L. :
Les causes sont multiples et souvent accidentelles : les phytotoxines peuvent être transportées par les courants, les eaux de ballast des bateaux ou par des coquillages "intoxiqués".tf1.fr :
Comment détectez-vous la présence de ces algues microscopiques ?"Ces algues |
tf1.fr :
Y a-t-il un moyen de venir à bout de ces algues ?P. L. :
Il n’existe pas de traitement préventif spécifique à telle ou telle phytotoxine. Dans certains pays asiatiques, où leur prolifération est énorme, au point d’engendrer des "eaux colorées", on verse des agents mouillants — des poudres — qui "fixent" les cellules et les entraînent vers le fond. C’est un procédé très coûteux et dont on n’est pas sûr qu’il soit neutre sur l’environnement.tf1.fr :
Les productions de coquillages sont-elles menacées en Bretagne ?P. L. :
Non, la commercialisation sera suspendue pendant quelques semaines. Entre temps, les toxines seront éliminées naturellement par les coquillages. Les chercheurs s’attachent d’ailleurs à trouver un procédé pour accélérer ce processus d’élimination.e-TF1 n'est aucunement responsable du contenu des sites externes
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