Ariane 5 rate ses mises en orbite

Par A.G. , le 13 juillet 2001 à 08h01 , mis à jour le 13 juillet 2001 à 08h04

Quelques instants après son lancement, une défaillance s'est produite à l'étage supérieur de la fusée. Résultat : les satellites Artemis et BSAt-2b n'ont pas atteint la bonne orbite. Mais ils pourront certainement être récupérés.

Ariane 5 espace lancement fusée © INTERNE

La mission s'annonçait bien. Le lancement d'Ariane 5 s'était réalisé sans encombre. Et puis, c'est le silence. Suit l'annonce du président-directeur général d'Arianespace : "Nous présentons nos excuses à nos clients". Une défaillance vient de toucher l'étage supérieur de la fusée. Résultat : les deux satellites qu'elle transportait se sont retrouvés sur une mauvaise orbite, l'étage supérieur n'ayant pas réussie à placer ses passagers sur la trajectoire prévue. Selon Jean-Marie Luton, il s'agirait d'un "défaut de propulsion de l'EPS (Etage à propergols stockables). Ainsi, au lieu d'évoluer sur une orbite de transfert géostationnaire de 800 km au périgée et de 36.000 km à l'apogée, les satellites se trouvent sur une orbite beaucoup plus basse, de 200 sur 17.500 km.

Récupération des satellites ?

Les deux satellites concernés sont le satellite expérimental européen de télécommunicationss Artemis et le satellite japonais de télédiffusion directe BSAt-2b. Les spécialistes sont plutôt optimistes pour Artemis qui semble être en bon état. En revanche, les propriétaire du satellite nippon  se sont refusés à tout commentaire sur son état et sur ses chances de survie. De toute manière, même récupérés, ils risquent d'avoir une longévité bien moindre par rapport aux dix années initialement prévues.

Décollage, mode d'emploi

La fusée lourde Ariane-5 comprend deux "composites". Le composite inférieur est constitué de l'étage principal cryotechnique (EPC), alimenté en oxygène et hydrogène liquides, qui assure, pendant dix minutes, la propulsion du lanceur après le décollage. L'EPC est doté sur ses flancs de deux étages acélérateurs à poudre (EAP), qui l'aident pendant les deux premières minutes de vol. Au terme de son fonctionnement, l'EPC passe le relais à l'EPS, appelé à fonctionner à son tour pendant 18 minutes environ. "Cet étage est le plus simple de tout le système propulsif d'Ariane-5, il n'est doté d'aucune pièce mécanique et est donc en principe la partie la plus fiable du lanceur", note avec amertume un expert à Evry. La majeure partie des échecs d'Ariane est venue des moteurs cryotechniques, performants mais extrêmement compliqués.

Par A.G. le 13 juillet 2001 à 08:01
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience