© INTERNELes Etats-Unis vont décider lundi de l'avenir des négociations climatiques lancées il y a dix ans. Ayant dénoncé le principal accord de lutte contre le réchauffement planétaire, le protocole de Kyoto, ils peuvent se réfugier dans l'attentisme ou bien bloquer les pourparlers, estiment des diplomates européens et du G-77 (pays en développement) qui ont requis l'anonymat. De son côté, le Washington Post affirmait dans son édition de samedi que les Etats-Unis ne présenteraient pas de propositions contre le réchauffement.
"Participation active" des USA
En mars, |
En mars, les Etats-Unis ont déclaré "lettre morte" le protocole signé par l'administration Clinton, suscitant déclarations contradictoires chez leurs alliés de négociations (Canada, Australie, Japon, Russie notamment) et critiques dans les autres camps (UE, autres Européens, G-77). Le protocole entrera en vigueur seulement si 55% des émissions de CO2 des pays industriels de 1990 sont représentés dans le quota minimum de 55 pays devant ratifier. Il n'a été ratifié par aucun grand pays industriel, chacun attendant les règles d'application pour se décider.
L’Europe unie
L'UE (24,2% des émissions de CO2 de référence), comme ses alliés européens non membres de l'Union, (7,4%), a affiché sa volonté de ratifier et de faire entrer en vigueur Kyoto "au besoin sans les Etats-Unis" dès 2002. Dans des négociations où le consensus est de règle, elle devra plus que jamais s'allier avec les pays en développement, qui ont souligné mardi dans un communiqué "la validité du protocole". Mais elle devra faire des concessions importantes à des alliés traditionnels des Etats-Unis, comme le Japon (8,5%) et la Russie (17,4%) qui détiennent la clé de l'entrée en vigueur de Kyoto depuis la défection des Etats-Unis (36,1%). Que les tractations commencent !
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