© INTERNEHeureuse surprise ! Alors que les négociations s’enlisaient depuis une semaine, un accord sur l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto a été signé lundi à Bonn dans le cadre de la conférence internationale sur le climat. L'adoption a été acquise par consensus sous les applaudissements des 180 pays présents.
Des pénalités, oui mais lesquelles ?
Concernant le respect des engagements de réduction d'émission de gaz, l'accord prévoit seulement que "les pays adoptent les procédures et les mécanismes relatifs" au respect de leurs engagements (quotas d'émissions). En revanche, la façon précise dont seront contrôlés et éventuellement pénalisés les pays qui auront failli à leurs engagements est renvoyée après la ratification du protocole de Kyoto.
Le texte de compromis prévoyait, à l'origine, d'adopter dès la conférence de Bonn un instrument "légal" sur les procédures et mécanismes de respect des engagements. Le mot "légal" était jugé inacceptable par plusieurs pays, dont le Japon, inquiets de se voir imposer une structure de contrôle supranationale. Ce pays détient en effet la clé d'une entrée en vigueur du protocole de Kyoto depuis la dénonciation par les Etats-Unis de cet accord sur la réduction des gaz à effet de serre.
Les Etats-Unis persistent et signent
Les Etats-Unis |
Si l'Union européenne et la France se félicitent de "l'accord de Bonn", en revanche, Nicole Fontaine, présidente du parlement européen, a fait part de sa déception. Appelant à mettre en place "un mécanisme de sanctions juridiques pour les Etats qui ne rempliront pas leurs obligations", elle a souhaité que cette question soit à l'ordre du jour de la prochaine conférence sur le climat, qui se déroulera en octobre à Marrakech (Maroc).
L'aide au pays en voie de développement L'Union européenne et cinq autres pays (Canada, Suisse, Islande, Norvège, Norvège) se sont engagés à fournir un montant total de 410 millions de dollars par an à d'ici 2005 aux pays en développement pour les aider à combattre le changement climatique et ses effets. Le Japon s'est déclaré favorable à la refonte des procédures du Fonds de l'environnement mondial, institution multilatérale fournissant déjà des aides financières aux pays du Sud sur le climat, et à la création de trois nouveaux fonds. Mais la délégation nippone n'a annoncé aucun nouveau montant d'aide, rappelant que son pays fournissait déjà 2,4 milliards de dollars en prêts bonifiés aux pays du Sud pour les aider à lutter contre le changement climatique. |
photo d'ouverture : Jan Pronk, ministre néerlandais de l'Environnement et président de la conférence, avec à son bras Yoriko Kawaguche, chef de la délégation japonaise (AFP).
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