© INTERNE42% des Français redoutent de développer un jour une démence d'Alzheimer, maladie sur laquelle près d'un Français sur deux (48%) se dit plutôt bien informé. Tels sont les résultats d’une enquête Ipsos, rendue publique la veille de la 8e journée mondiale Alzheimer, qui se déroule vendredi.
Prise en charge impérative
Le taux de ceux qui craignent d'être personnellement atteints s'élève à 62% chez les 60-69 ans, particulièrement concernés par cette maladie qui se manifeste généralement après 65 ans. Près d'une personne sur deux (49%) connaît ou a connu une ou des personnes atteintes, selon l'enquête réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1.018 personne de 15 ans et plus, pour les laboratoires Janssen-Cilag, les 31 août et 1er septembre derniers. Si la maladie (encore incurable en dépit de l'apparition de nouveaux médicaments susceptibles d'améliorer l'état des patients) fait peur, en revanche sa fréquence reste sous-estimée : seuls 16% des Français interrogés estiment le nombre de personnes atteintes entre 300.000 et 500.000. Plus de la moitié (58%) sous-évaluent leur nombre réel et avancent des chiffres inférieurs à 300.000, selon l'enquête.
Une maladie |
Une écrasante majorité (96%) est consciente des conséquences "importantes" dans la vie quotidienne pour le conjoint du malade ou son entourage. Et, sans doute pour cette raison, 58% jugent préférable dans l'hypothèse d'un proche atteint avec perte d'autonomie "qu'il soit pris en charge dans un établissement spécialisé lui apportant les soins nécessaires". Pour 60% des personnes interrogées, les principaux besoins de l'entourage sont une assistance médicale (60% des réponses) et un soutien psychologique (44%). Viennent ensuite l'assistance ménagère (26%) et l'aide aux démarches administratives et sociales (16%).
Vers la démence progressive La maladie d'Alzheimer est une maladie neurologique dégénérative, qui se traduit par une atrophie du cortex cérébral provoquant une démence progressive. Le facteur favorisant sa survenue est avant tout l'âge mais aussi le niveau d'éducation, qui joue un rôle protecteur de la détérioration intellectuelle. L’hérédité et la susceptibilité génétique jouent également un rôle dans l’apparition de la maladie. Dans le premier cas, le risque pour un enfant d'une personne qui a une maladie d'Alzheimer est de 50 % ; dans le deuxième, la probabilité de développer la maladie est infiniment moins grande puisqu'elle suppose l'association à ce facteur génétique d'autres facteurs. Cette confusion entre hérédité et susceptibilité génétique est grande au niveau du grand public et entraîne des inquiétudes souvent injustifiées. En revanche, la consommation modérée d’alcool pourrait avoir un rôle protecteur. Il existe des traitements efficaces (anti-cholinestérasiques) qui permettent de ralentir la maladie dans ses formes légères et modérées mais ils n’entraînent pas de guérison. En outre, ils s’accompagnent d’effets secondaires (troubles digestifs). La maladie d'Alzheimer ne peut être diagnostiquée avec certitude qu'après le décès du malade, lors d’un examen anatomique du cerveau. Il y aurait en France, chaque année, aux alentours de 100.000 nouveaux cas de maladie d'Alzheimer, dont environ les 2/3 survenant chez des personnes de plus de 79 ans. Source : ministère de la Santé (septembre 2000) |
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