A la recherche du calamar géant

Par F.A., le 30 septembre 2001 à 17h45 , mis à jour le 29 septembre 2001 à 17h50

Une équipe de scientifiques et de cinéastes espagnols va se lancer dans l’exploration des fonds abyssaux du golfe de Gascogne. Leur but : découvrir "Kraken". Ce calamar géant de légende n’a jamais été ni observé ni filmé dans son milieu naturel.

calamar © INTERNE

Nessie, qui continue à se cacher dans les profondeurs du Loch Ness, n’a qu’à bien se tenir. Elle pourrait être détrônée dans les semaines qui viennent par Kraken. Ce calamar, pouvant mesurer jusqu'à 20 mètres de long et peser plus d'une tonne, se cacherait quelque part dans les eaux profondes du Golfe de Gascogne. Toutes les recherches menées à ce jour pour le découvrir, l’observer ou le filmer ont échoué. Mais cela n’a pas découragé une équipe de scientifiques et de cinéastes espagnols. Le 6 octobre prochain, ils partiront une nouvelle fois à ses trousses.

Mais qui est donc Kraken ? Ce céphalopode appartient à l'espèce "Architheuthis Dux" ou "calamar géant de l'Atlantique nord", considéré comme l'invertébré le plus grand du monde. Seuls 300 exemplaires, remontés morts à la surface de l'eau ou échoués sur les côtes, ont été retrouvés jusqu'à présent. Un "Architheutis Dux" de sept mètres est ainsi apparu le 13 septembre dernier sur une plage de Villaviciosa, dans les Asturies, sur la côte atlantique du nord de l'Espagne.

Faune méconnue

Les scientifiques espagnols du "projet Kraken", du nom de légende qui lui fut donné au 18e siècle par le Norvégien Erik Pontopiddan, le premier à le décrire, travailleront en collaboration avec la société de production espagnole Transglobe Films. Ils espèrent pouvoir éclaircir les énigmes qui entourent ce prédateur au cours de leurs cinq jours de recherches.

L'expédition, qui compte un robot sous-marin descendant jusqu'à 1.600 mètres de profondeur (là où la pression est élevée et la lumière presque absente) est la première de ce type en Europe. Angel Guerra, directeur du groupe de recherche de l'écologie et de la biodiversité marine, explique que si aucune image du calamar n’est prise, elle ne sera néanmoins pas un échec car "la faune abyssale est la plus vaste et la plus méconnue de notre planète".

(photo afp)

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Par F.A. le 30 septembre 2001 à 17:45
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