L’affaire remonte au mardi 25 septembre. Bernard Kouchner participait à un débat aux journées parlementaires des Verts à Saumur. Interrogé par un dentiste de la région, François Babin, sur la "triste réalité de la prise en charge des prothèses", le ministre délégué à la Santé se serait emporté : "Je refuse ça, je ne veux plus me faire engueuler ! Cochons de dentistes, vous n'êtes pas à plaindre ! Je connais vos salaires moyens, je connais aussi celui des médecins généralistes... nettement moindre. Je ne suis pas le ministre des dentistes, mais le ministre des malades". Ces propos, tenus "devant une salle d’environ 80 personnes", ont été rapportés le 26 septembre par l’édition de Saumur du Courrier de l’Ouest puis confirmés par des journalistes présents.
Comme on pouvait s’y attendre, la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) et l’Union des chirurgiens dentistes-Union dentaire (UJCD-UD), deux syndicats qui indiquent représenter plus de 60% de la profession, ont réagi vivement. Dans un communiqué de presse, daté du 28 septembre, ils "dénoncent cette perte de sang-froid révélatrice et indigne". Exigeant que "Bernard Kouchner s’explique devant la représentation nationale", ils demandent "des excuses publiques et sa démission".
Polémique et réforme
"On ne peut |
Mais pour Eric Verdier, vice-président de l’UJCD-UD, l’affaire est loin d’être close. Contacté par tf1.fr, il persiste à dire que Bernard Kouchner a bien tenu ces propos injurieux, lesquels constituent un "casus belli" pour la profession. "On ne peut pas travailler à réformer la santé bucco-dentaire avec un ministre comme ça !", déclare-t-il, maintenant son appel à la démission du ministre. Cette réforme doit aboutir à la prise en charge des soins bucco-dentaires par la Sécurité sociale au même titre que d’autres soins. "Mais pour que cette réforme aboutisse, le gouvernement doit y affecter quelques milliards de francs dès sa première année d’application, et en dehors de l’objectif de maîtrise des dépenses", explique Eric Verdier. "Nous (les dentistes, ndlr) sommes prêts à jouer le jeu. Ce qui serait une grosse révolution pour notre profession", conclut-il. Encore faut-il que le climat soit propice au dialogue. Ce qui est loin d’être le cas...
e-TF1 n'est aucunement responsable du contenu des sites externes
pour lesquels elle offre des liens.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




