© INTERNELes robots rêveront-ils un jour de moutons électroniques ? La question soulevée par le livre de Philip K. Dick (repris à l'écran par le film culte "BladeRunner") n'est toujours pas d'actualité. Les robots n'ont pas encore remplacé les humains et faire la différence entre un chien et Aibo, le robot canidé de Sony ne présente pas autant de difficultés que de reconnaître un replicant, les humanoïdes de BladeRunner.
Première voie : relier l'inerte au vivant
Article lié
Pourtant les recherches menées actuellement au sein de la robotique et de l'intelligence artificielle sont à des niveaux propres à faire rêver tous les chercheurs du XXe siècle. La découverte qui a, à n'en pas douter, révolutionné les perspectives de ces disciplines est d'être arrivé à connecter le vivant avec l'inerte.
L'Université d’Emery à Atlanta, (USA) a réussi, en 1998, à ce que deux personnes totalement paralysées contrôlent le curseur d'un ordinateur par le biais d'électrodes implantées dans leur cerveau. En déplaçant le curseur sur différentes icônes, les patients ont réussi à faire prononcer par la voix artificielle de l’ordinateur des phrases comme "j’ai soif" ou "s’il vous plait, éteignez la lumière".
Sur ce thème la recherche s'est accélérée : cette année, des chercheurs de l'Institut allemand de biochimie Max Planck à Munich, ont prélevé une vingtaine de neurones sur un escargot. Le premier circuit hybride était créé.
Des bouts de cyborg
Cette communication du vivant avec l'inerte a d'ores et déjà permis de greffer une caméra sur l'œil d'un homme atteint de cécité, de faire entendre des sourds et même de commencer les premiers tests pour faire remarcher des personnes paraplégiques victimes d'un sectionnement de la moelle épinière. Kevin Warwick, le célèbre professeur de cybernétique à l’Université de Reading devrait même devenir bientôt le premier "cyborg" en se faisant implanter un émetteur/récepteur dans la moelle épinière, l'expérience étant destinée à prendre le contrôle de son corps via un ordinateur...
Robocop ou Terminator resteront-ils des personnages de sciences fictions ? Des chercheurs travaillent actuellement sur les cerveaux d'animaux très simples comme des mouches, des sangsues ou des petits poissons (lamproies). Les premiers résultats sont encourageants : une calculatrice a été réalisée avec des neurones de sangsues, une lamproie a réussi à contrôler une caméra au travers d'un ordinateur… mais ces communications restent basiques. Les cyborgs ne seront pas au rendez-vous avant longtemps… à moins que le professeur Warwick aille au bout de ses projets.
Des robots pour compléter l'homme
L'autre volet qui a réellement avancé dans les sciences de la robotique est celui de la complémentarité homme/machine. Ne pouvant reproduire, pour l'instant, le raffinement de l'intelligence humaine, les scientifiques se sont appliqués à créer des robots capables d'aller là où l'homme ne peut se déplacer. L'exemple le plus récent est celui de Sojourney, le robot qui est allé sur Mars. Ce dernier possède des programmes de décision qui permettaient de corriger les erreurs de jugement des opérateurs qui l'animaient à distance. Avec l'arrivée des nanotechnologies, c'est l'exploration du monde microscopique qui est visé. Grâce à une technique de polymérisation, un laboratoire d'instrumentation et d'ingénierie scientifique de l'Université d'Osaka, au Japon tente de concevoir un instrument miniature qui soit capable de réparer les cellules sanguines. Le film L'aventure intérieure, avait déjà mis en scène des sous-marins miniatures… là aussi la science n'a pas encore totalement rejoint la fiction.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




