Les vaccins contenant du mercure déconseillés pour les enfants

Par Matthieu DURAND, le 03 octobre 2001 à 07h00 , mis à jour le 02 octobre 2001 à 18h02

Même s'il n’existe pas de lien prouvé entre le thimérosal, une substance à base de mercure présente dans certains vaccins, et des troubles neurologiques chez l’enfant, des chercheurs américains appellent à la prudence.

Des scientifiques américains de l'Institute of Medicine ont recommandé dans un rapport d’éviter dans la mesure du possible de prescrire aux enfants des vaccins contenant du mercure. Leur étude, publiée lundi, portait sur le lien éventuel entre le thimérosal, une substance contenant du mercure fréquemment présente dans les vaccins, et les risques de troubles neurologiques.

Appel à la vigilance

Liens internet

le rapport de
l'Institute of Medicine
(en anglais)

le site de l'Inserm

Les laboratoires qui fabriquent les préparations vaccinales y ajoutent en effet des "préservatifs" (ou antiseptiques), tels que le thimérosal, afin d’empêcher toute croissance de germes nocifs. Le thimérosal justement (ou mercurothiciate de sodium) contient du mercure lequel, "en tant qu’élément libre, peut être nocif pour le système nerveux", a expliqué à tf1.fr Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm-Lille. Mais, a précisé ce spécialiste des maladies infectieuses et des vaccins, "quand le mercure est incorporé dans une molécule organique et si la préparation est propre, il ne pose plus de problème".

Les chercheurs américains ont conclu à l'absence de lien avéré entre l'absorption de thimérosal par les enfants et le développement de cas d'autisme, troubles du langage, hyperactivité et autres problèmes nerveux. Néanmoins, ils jugent "biologiquement possible" l'hypothèse que cette substance augmente les risques pour les enfants de développer ces troubles. Les experts, qui font leurs recommandations à l'attention des autorités sanitaires américaines, jugent donc nécessaire de réaliser des études complémentaires. Une démarche tout à fait conforme à l’esprit scientifique, selon Camille Locht qui estime que, sur ce thème, il faut rester vigilant sans céder à la panique.

Par Matthieu DURAND le 03 octobre 2001 à 07:00
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