© INTERNEDes experts du Bureau enquêtes accidents (BEA) français et d’Airbus industrie sont partis aux Etats-Unis pour aider les autorités américaines à déterminer les causes du crash de l’Airbus A300 à New York.
19 experts partis à New York
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"Conformément aux règles internationales, et sans préjuger des causes de cette catastrophe, l'enquête technique est du ressort du NTSB, l'organisme fédéral d'enquête sur les accidents de transports, assisté dans ce cas de représentants de la France, Etat constructeur de l'avion", souligne le BEA dans un communiqué. Douze enquêteurs français sont ainsi partis lundi pour New York. Airbus a, pour sa part, envoyé sept spécialistes sur place, qui se mettront à la disposition du NTSB. Un porte-parole de l’avionneur européen a déclaré à tf1.fr qu’aucune enquête interne ne serait menée parallèlement, l’entreprise se contentant de suivre les résultats de l’enquête américaine.
vers un accident
depuis 1990
Moteur arraché ?
Alors que la thèse de l’accident semble être privilégiée par les autorités américaines, les enquêteurs s’intéresseront plus particulièrement aux moteurs de l’avion, dont l’un d’eux se serait détaché quelques minutes après le décollage de l’appareil. Si, en effet, un avion peut être piloté avec un moteur en panne, il est très difficile à diriger lorsqu’un moteur est arraché. Non seulement l’appareil perd de la poussée mais il subit un déséquilibre de plusieurs tonnes. "En croisière, on peut tenter de compenser ce déséquilibre mais en phase de décollage, où l’avion est très vulnérable, c’est quasiment impossible", explique à tf1.fr Patrick Auguin, pilote et porte-parole du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL).
Par ailleurs, l’énergie des commandes (hydrauliques, électroniques) de l’appareil est fournie par les moteurs. Dès lors qu’un réacteur est arraché, l’appareil devient en partie incontrôlable. "L’arrachement d’un réacteur en vol est la pire chose qui puisse arriver à un pilote", confirme à tf1.fr un pilote qui a tenu à garder l’anonymat.
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