© INTERNEDomination américaine
Les applications du GPS (Global Positioning System) font un tabac. Localiser un point à la surface de la planète : voilà qui intéresse une multitude d'utilisateurs. Les taxis, les avions de ligne et les navires s'équipent. Dans de nombreux pays, y compris en Europe, on utilise déjà le GPS américain pour se repérer dans le désert, sur les océans et dans les airs. L'efficacité est excellente.
Or, l’origine du GPS made in USA est militaire. Ce système s'appuie en effet sur les satellites militaires Navstar et ses capacités sont volontairement limitées par le Pentagone. Que se passerait-il si soudain les États-Unis décidaient de priver les autres pays de leur GPS ? D'où l'initiative civile européenne qui vise à s'émanciper et à lancer son propre essaim de satellites complémentaires... voire concurrents !
Emancipation européenne
Les 14 et 15 novembre, les ministres des pays bailleurs de fonds de l'Agence spatiale européenne (ESA) ont avalisé une première tranche de travaux. Coût : 528 millions d'euros pour cette première phase, jusqu'en 2005, et trois milliards d'euros à l'achèvement, soit 20 milliards de francs. L'autonomie et l'indépendance de l'Europe sont à ce prix. Les industriels Astrium, Alcatel et Alenia (Italie), eux, se frottent les mains. En perspective : la fabrication d'horloges de haute précision qui rythmeront les communications du ballet orbital. Pour les politiques, Galileo aura aussi un parfum de baptême du feu. Pour la première fois, l'ESA et la Commission Européenne de Bruxelles collaborent à parts égales (50-50) sur un très important projet scientifique.
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Édimbourg : Ariane 5, Terre et télécoms Avec une enveloppe de 1,56 milliards d'euros, le lanceur lourd Ariane 5 emporte une grosse part du budget de 8,8 milliards (58 milliards de francs) que les quinze ministres en charge de l'espace ont alloué à l'Agence spatiale européenne pour la période 2002-2006. Il s'agit de renforcer les performances de la fusée face à une concurrence internationale exacerbée. Autre priorité définie à Édimbourg (Écosse) : la surveillance de la Terre afin d’améliorer la protection de l'environnement et la sécurité, les télécommunications avec un projet multimédia, le système de navigation Galileo et les vols habités à bord de la station spatiale internationale. Le programme d'exploration scientifique, lui, recueille 1,87 milliards... Seulement ! |
photo d'ouverture : la constellation des satellites de navigation Galileo, dessin d'artiste (ESA)
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