© INTERNEVous ouvrez un pot de yaourt à l’abricot et, stupeur, il contient une sorte de pile flottant dans de la gélatine bleue. Avant de jeter ce que vous croyez être une erreur de fabrication, pensez à lire le petit dépliant sous le couvercle. Vous apprendrez que vous avez gagné 25 euros (163,99 F) et que vous participez à une expérience scientifique !
Des pots de yaourts ordinaires
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L'Association nationale des industries alimentaires (Ania) et le Cemagref (Centre du machinisme agricole du génie rural des eaux et des forêts) ont annoncé vendredi le lancement de la première phase de leur audit de la chaîne du froid. L'opération consiste à reconstituer le parcours d'un yaourt, depuis sa fabrication jusqu'à sa consommation, afin d'étudier comment la chaîne du froid a été respectée. Le but de l'audit est de détecter "les éventuelles faiblesses et, si besoin, d'apporter des améliorations", indiquent l'Ania et le Cemagref dans un communiqué.
La bonne température
Les capteurs sont des enregistreurs de température qui se déclencheront plusieurs fois par jour pendant les 28 jours de "validité" du produit. Une somme de 25 euros (163,99 F) sera versée aux consommateurs qui les trouveront et les retourneront au Cemagref. Ce dernier s’attend à récupérer 65% des capteurs partis dans la nature. Les résultats du suivi des températures obtenus seront communiqués d'ici la fin 2002.
Mis à part Intermarché et Leclerc, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) n’a pas souhaité s'associer à l'audit, en raison de son "caractère aléatoire qui risque de ne pas déboucher sur de véritables conclusions". Reste que si cette opération est concluante, une deuxième phase d’audit débutera en 2002. Elle concernera 400 produits réfrigérés dans les secteurs lait, charcuterie et viande. Cacher les capteurs devrait être alors plus compliqué...
photo d'ouverture tirée du teaser du film "J'ai faim !"
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