L'étoile de Noël, histoire d'un mythe célèste

Par Frédéric GUERIN, le 24 décembre 2001 à 07h00 , mis à jour le 21 décembre 2001 à 18h11

Comète, astre brillant ou rassemblement de planètes? L'étoile de Bethléem n'a pas fini de faire rêver. Légende ou réalité : le magazine Ciel & Espace et tf1.fr nous mènent sur la trace du clin d'œil divin...

étoile astre espace DR : P. Parviainen / C&E © INTERNE

Pour commencer, quelle était donc cette star qui, dit-on, brillait et resplendissait particulièrement au firmament durant l'hiver, il y a près de 2.000 ans, un 25 décembre ? C'est elle qui aurait guidé les mages vers la grotte de Bethléem abritant l'Enfant-Jésus.

Oublions l'étoile du Berger


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S'agissait-il d'un météore ? Les étoiles filantes sont trop fugaces pour briller plusieurs semaines. Comète ou nova, ces curieuses étoiles dont l'éclat s'accroît soudainement avant de retomber, alors ? Non plus. Les chroniques chinoises n'en font pas mention. Oublions également le cas de Vénus, celle que l'on appelle à tort, l'étoile du Berger. Les savants du Moyen-Orient la connaissaient trop bien pour qu'elle ait attiré leur attention. Afin de repérer quel astre s'est distingué à l'époque de la naissance (supposée) du Christ, l'enquête passe par l'analyse de la Bible et des Evangiles. Trois des auteurs, Luc, Jean et Marc ignorent complètement les rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar. Dans les écritures, seul Matthieu relate l'histoire : "Nous avons vu son astre se lever et nous sommes venus lui rendre hommage"...

Rapprochements planétaires

Mais de quel astre parlait-il ? Car au bout du compte, il reste peu de candidats plausibles. D'autant plus que la date de la venue au monde du Christ n'a été fixée qu'en l'an 525 par le moine Dyonisius Exiguus, c'est-à-dire Denis le Petit. Avec une erreur de quatre à huit ans. Curiosité, donc : Jésus serait né bien avant l'an 1 du calendrier actuel ! De même, la date du 25 décembre est probablement une pure invention, associée au solstice d'hiver et aux célébrations païennes. Coïncidence, toutefois, en l'an –7, Jupiter et Saturne se sont rencontrés trois fois dans la constellation des Poissons : le 29 mai, le 6 octobre et le 1er décembre. Ces rapprochements sont suffisants pour élaborer le scénario qui aurait décidé les mages à partir, puis salué leur passage à Jérusalem et indiqué la route du Sud vers Bethléem dans le crépuscule.. Mais rappelons que les rois mages étaient... plutôt des astronomes juifs. Et que leur nombre exact reste à ce jour inconnu. Vous avez dit... Inconnus ?

La fabuleuse star de Bethléem

Les mythes ont la vie dure. Il en est un qui a notablement contribué à alimenter l'imaginaire de notre jeunesse : l'étoile de Noël est dans toutes les têtes à l'approche de la fin d'année. Et si l'on est Hindou, musulman, esprit libre, athée ou mécréant convaincu, qu'importe ? L'essentiel est de se laisser porter par le charme d'un conte qui enveloppe notre esprit de son univers enchanté depuis des siècles. La nativité est l'une des fêtes les plus célébrées dans la partie du monde de culture judéo-chrétienne. D'où la fameuse étoile qui couronne de son éclat les sapins enguirlandés et les crèches. Selon la tradition, l'astre a guidé les mages vers la grotte de Bethléem. Là, les voyageurs venus de Babylone, en Mésopotamie, via Jérusalem en Judée (Cisjordanie et Israël), ont déposé l'or, l'encens et la myrrhe aux pieds du messie. Les offrandes étaient mêlées aux présents des bergers.

photo d'ouverture : une étoile brillante à l'horizon, le Taureau, les Hyades et les Pléiades en haut à gauche (P. Parviainen / C&E)

Par Frédéric GUERIN le 24 décembre 2001 à 07:00
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