© INTERNEMaladie du charbon : résistance aux antibiotiques
Selon le Dr Itzhak Brook, la bactérie responsable de la maladie du charbon peut développer naturellement une résistance à certains antibiotiques, notamment aux quinolones, dont la ciprofloxaxine utilisée dans le médicament Cipro. Le Dr Brook a néanmoins averti que ses travaux ne pouvaient pas encore à ce stade être appliqués à l'homme car ils avaient été menés en laboratoire, sur des bactéries du charbon qui n'étaient pas exposées au système immunitaire humain.
Sida, plus fort que le traitement
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Quelque 78% des séropositifs aux Etats-Unis et au Canada ont une infection résistant à au moins un médicament utilisé pour soigner la maladie responsable du sida. Et 51% d’entre eux développent une infection résistant à plus d’un médicament. En outre, "20% des nouvelles infections sont résistantes avant même le début d'un traitement antiviral", a précisé le Dr Douglas Richman, de l'université de Californie à San Diego. Selon lui, ce phénomène touche davantage "les homosexuels blancs avec un niveau d'éducation élevé", que les femmes en général et les personnes de milieux moins favorisés.
Quand l'homme
contamine l'animal
12.000 scientifiques
se réunissent à Chicago
pour parler "virus"
Mains sales et maladies à l’hôpital
Chaque année, les maladies attrapées à l'hôpital frappent de 200.000 à 400.000 patients et en tuent près de 70.000 aux Etats-Unis. Une étude menée au Cook County Hospital de Chicago montre que 3/4 des agents hospitaliers portant des bagues et 29% des agents travaillant mains nus sont porteurs de bactéries. Alors que, selon des études antérieures, le lavage au savon n'est généralement effectué que dans 40 à 50% des cas, les solutions alcooliques sont utilisées en moyenne dans 61% des cas. Dans les unités de transplantation de moelle osseuse, 78% seulement du personnel se désinfecte les mains entre deux malades. Cette proportion tombe à 66% dans les unités de chirurgie et à 43% aux urgences. Conséquence probable du surcroît de travail, le respect de l'hygiène de base baisse en fonction du nombre de malades par chambre : dans les chambres seules, la désinfection est respectée dans 70% des cas, mais dans 58% seulement dans les chambres doubles et 33% dans les chambres quintuples. Les infirmières sont plus nombreuses à se laver les mains (63%) que les médecins (59%).
Spray contre la grippe
Le vaccin anti-gripppal sous forme de spray nasal, c'est peut-être pour l'année prochaine. Commercialisé depuis octobre 2000 en Suisse seulement, le Nasalflu a répondu, en termes d'efficacité, à tous les critères que les autorités européennes ont imposé au vaccin par injection intramusculaire, selon le Dr Christian Herzog, responsable des recherches de la firme suisse Berna Biotech qui commercialise ce produit. Le spray présente en outre un "plus" : il provoque, dans les fosses nasales une forte réponse de l'organisme contre le virus, empêchant la multiplication du virus dans le nez et la gorge. "Ce qui devrait permettre d'éviter les contaminations des personnes vivant ou travaillant dans l'entourage du patient, touchées notamment par projections de virus lors d'éternuements", a expliqué le Dr Herzog.
Molécule contre le rhume
Les virologues ont également trouvé ce qui semble être la parade contre les "picornavirus", responsables de la moitié des rhumes et de plusieurs autres maladies respiratoires comme les sinusites, les otites moyennes, ainsi que de l'envenimation de l'asthme et des broncho-pneumopathies chroniques obstructives. Les chercheurs de la société américaine ViroPharma ont mis au point une molécule à prendre par voie orale, le pleconaril, qui empêche le picornavirus de se multiplier et réduit ainsi "significativement et dans les 24 heures" les symptômes du rhume et les infections respiratoires chroniques. Aux Etats-Unis seulement, le nombre annuel des rhumes est estimé à un milliard, et ils sont responsables de plus de 52 millions de consultations.
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