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Le peuple migrateur (2/3) : des oiseaux devenus stars de cinéma

Edité par
le 11 décembre 2001 à 18h31 , mis à jour le 12 décembre 2001 à 07h00.
Temps de lecture
5min
Le peuple migrateur

Crédits : INTERNE

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SciencesAvec Le peuple migrateur, Jacques Perrin donne des ailes aux spectateurs. Filmer des oiseaux en vol a nécessité une longue préparation. Mille volatiles ont ainsi été familiarisés à la présence humaine.

Pour capturer les images sublimes et pleines de poésie qui composent Le peuple migrateur, l’équipe du film s’est entourée d’oiseaux qui, dès la naissance, ont été habitués à l’homme et au matériel de tournage.

Casting sévère

 

Liens sur tf1.fr


Le secret du vol en V

Le tournage du film (vidéo)

Reportage sur le film (vidéo)

Webcams oiseaux

 

Sur le web


Le peuple migrateur

 

 

 

"Il existe environ 10.000 oiseaux dans le monde. Le casting a été très sévère", indique avec malice à tf1.fr Stéphane Durand, un des ornithologues mobilisés sur le projet. L’équipe a ainsi récupéré 1.000 œufs d’une trentaine d’espèces d’oiseaux, principalement oies, cygnes, grues, pélicans, cigognes. Leur provenance : des parcs zoologiques ou des centres spécialisés du monde entier. Destination : le site de Bois-Roger, dans le Calvados, où ont été créés une pouponnière et un centre d’entraînement au vol. D’autres sites de ce type ont ensuite été ouverts aux Etats-Unis, en Islande et au Sénégal pour les besoins du tournage. L’incubation des œufs a été suivie grâce à un logiciel inventé spécialement pour les besoins du film.

Une quarantaine de biologistes et d’"éleveurs" ont également été recrutés pour familiariser les volatiles avec les hommes et leurs drôles de machines. Encore dans l’œuf, ces "nounous" parlaient aux oisillons (pour les habituer à leur voix) ou leur diffusaient des bruits de moteur d’ULM, de voitures ou de bateaux, qui seraient utilisés ultérieurement pour les prises de vue, ainsi que des sons de trompes à poire et autres instruments d’appel, précise le livre tiré du film (1).

Emotion en vol

Une fois nés, les oisillons vivaient et même dormaient aux côtés de leur papa ou maman d’adoption. Ces derniers, toujours habillés en ciré jaune pour être reconnus de leurs "enfants", les nourrissaient, leur apprenaient à marcher à la queue leu leu, puis à courir et enfin, à voler. Certains ornithologues "avaient la larme à l’œil quand les oiseaux s’envolaient pour la première fois", se rappelle Luc Coutelle, régisseur. Ces acteurs à plumes se sont révélés parfois cabotins, voire indisciplinés et les quelques fugueurs ont été, pour la plupart, retrouvés.

Cette relation poussée entre hommes et oiseaux a donné naissance à des moments magiques. Comme ce jour où une oie a quitté son groupe pour venir à la hauteur de l’ULM à bord duquel un caméraman les filmait. "Elle nous a regardés (le pilote et le caméraman, NDLR), et elle a crié comme pour nous dire de ralentir. Puis elle a repris sa place dans la formation. J’ai constaté que j’allais effectivement trop vite (…) L’oie nous avait bel et bien parlé", se souvient avec émotion Jean-Michel Rivaud, chef-pilote.

Après les trois ans de tournage, les oiseaux ont été confiés à des zoos ou aux centres spécialisés qui avaient "prêtés" les œufs. "Nos grues cendrées vont participer à un programme de réintroduction de cette espèce dans l’Est de la France", précise Stéphane Durand.

(1)Jacques Perrin et Jean-François Mongibeaux : Le peuple migrateur, Seuil, 2001 (45 euros / 295,18 francs)

Retrouvez demain un article sur les prises de vues en vol
et une sélection de photos du tournage

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