© INTERNEUne personne au moins a été exposée à des niveaux de radiation anormalement élevés venant d'un fût d'iridium transporté de Suède aux Etats-Unis via la France, qui fuyait à son arrivée à la Nouvelle-Orléans.
"Incident de niveau 3"
La fuite radioactive |
Le chargement comprenait 1.000 billes d'iridium 192 produits par Studsvik, et destinés à un usage industriel. Les billes étaient conditionnées dans trois tubes, tous trois recouverts d'une enveloppe d'acier. Ces tubes étaient placés dans une capsule elle-même protégée par une couche d'uranium appauvri en guise de protection contre les fuites radioactives. L'ensemble était placé dans un fût d'acier, envoyé aux Etats-Unis via Paris le 27 décembre.
Radiation non dangereuse
La fuite radioactive a été découverte le 3 janvier à la Nouvelle-Orléans par un chauffeur qui conduisait le fût à sa destination finale. Il a été après coup calculé que le chauffeur avait été exposé à des niveaux de radiation de 2 milli-sieverts en dix minutes, selon un représentant de l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN) contacté par tf1.fr. Ce dernier a précisé que ce niveau n’est pas dangereux, ajoutant que le seuil de radiation adopté au niveau européen pour un travailleur est fixé à 20 milli-sieverts par an.
Selon Studsvik, les niveaux de radiation se dégageant du fût étaient "normaux" lorsqu'il a quitté la Suède, de même que lors de son transit à Paris. "Nous avons reçu un appel des autorités américaines des transports la nuit dernière, et ils ont dit qu'ils avaient été informés par Federal Express que le fût ne fuyait pas lorsqu'il a été rechargé à Paris", a indiqué Hans-Bertil Haakansson, le directeur général de Studsvik, à la télévision suédoise.
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