Gare aux cancers, la couche d’ozone diminue en Europe

Par M. D., le 23 janvier 2002 à 07h00 , mis à jour le 22 janvier 2002 à 17h48

Le réchauffement climatique se traduit par une fréquence accrue de "mini trous" d'ozone sur l'Europe. Et les rayons ultraviolets, nocifs pour la santé, s’engouffrent dans ce "gruyère" stratosphérique.

pollution usine © INTERNE

L’ozone stratosphérique européenne ressemble à un gruyère, dont les trous laissent passer un nombre toujours plus grand de rayons ultraviolets. Problème : ces U.V. sont particulièrement nocifs pour l’homme chez qui ils provoquent notamment cancers de la peau et cataractes, maladies oculaires pouvant évoluer en cécité partielle ou totale.

La faute au CO2

Ce constat provient d’une étude européenne de recherche sur l'ozone, baptisée "Theseo" et menée de 1996 à 2000. Des pertes d'ozone importantes ont ainsi été observées dans la région arctique au cours des cinq hivers les plus froids depuis 1993-94. En conséquence, la couche protectrice d'ozone diminue également sur l'Europe.

Certes, la part des composés chlorés (CFC notamment) des aérosols et réfrigérateurs décroît lentement depuis le protocole de Montréal (1987), qui les interdit. En revanche, les concentrations de gaz à effet de serre dues aux activités humaines - principalement le CO2 - contribuent à diminuer l'ozone stratosphérique.

Pas d’amélioration avant 2010

Le changement climatique pourrait donc retarder la reconstitution complète de la couche d'ozone, attendue dans environ 50 ans. Et aucune amélioration n’est attendue avant 2010, selon l'étude européenne. Seule bonne nouvelle: l'impact sur le climat des oxydes d'azote émis par les avions est moins important qu'on ne le croyait, selon les chercheurs européens.

Par M. D. le 23 janvier 2002 à 07:00
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