A la découverte de Vulcania

Par Fabrice AUBERT, à Vulcania, le 27 février 2002 à 13h09 , mis à jour le 22 février 2004 à 12h25

Le "Parc européen du volcanisme" a ouvert ses portes il y a quelques jours. Son objectif : initier le grand public à la vie des volcans et aux sciences de la terre. Faites le tour du propriétaire avec tf1.fr.

vulcania dome © INTERNE

On ne visite pas Vulcania. On l’"explore". Dans le langage du "Parc européen du volcanisme", installé à


Le cône vu de l'intérieur
DR-Vulcania
-
Saint-Ours-les-Roches, à 15 kilomètres de Clermont-Ferrand, en pleine Chaîne des Puys, le visiteur se transforme en "explorateur". Et son voyage commence par une rencontre avec un cône géant, symbolisant le dôme d’un volcan. Culminant à 28 mètres, recouvert de roches extraites de la région, c’est le seul signe extérieur tangible du parc. Ce n'est pas la peine en effet de chercher d’autres réalisations spectaculaires. La majeure partie de Vulcania est souterraine. Pour avoir le droit d’accéder au "Centre de la Terre", il faut donc descendre une longue rampe bordant un cratère profond de 35 mètres et creusé entre des coulées de lave. Vertige interdit.

Grondements, geysers…

L’"exploration" proprement dite peut alors commencer. Accueillis par des bruits sourds simulant une

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éruption, les apprentis volcanologues circulent dans des tunnels aux parois plusieurs fois millénaires. S’adressant à un public familial, les concepteurs ont alterné animations destinées aux enfants et aux adultes. Les premiers seront plutôt attirés par les mises en scène scénographiques. Au milieu de la "Galerie du grondement", les "Woahh, venez voir la voiture" retentissent devant les restes d’une pauvre automobile encastrée dans une coulée de lave. Un peu plus loin, "Marmites de boue", geysers, sources chaudes et autres bouillonnements sensibilisent le jeune public aux paysages post-volcaniques.

Son attention sera en revanche moins retenue par les panneaux, films courts, vidéos ou encore bornes interactives –pas toujours au point techniquement- qui parsèment les espaces didactiques comme "Du cosmos vers le centre de la Terre" et "L’homme face aux volcans". Il est vrai que les textes et explications sont parfois compliqués pour des non-scientifiques. Une maman est ainsi contrainte de résumer le fonctionnement de la croûte terrestre à son petit bout’chou par un joli "c’est comme une cocotte-minute". Plus réceptifs, les aînés y découvrent maintes informations. Emilie, une lycéenne de la région, a par exemple appris "l’influence des volcans dans la philosophie grecque, un thème qui n'a pas encore été abordé en classe". Les salles de projection font de leur côté une quasi-unanimité. "On s’y croirait" affirme sans ambages Marie-Louise, une retraitée auvergnate, à la sortie de la séance de cinéma en relief.

"Pédagogique, mais pas assez ludique"


Une simulation d'éruption
TF1-
A la fin du voyage, les premières impressions des "explorateurs" sont globalement positives. "Ca vaut le coup d’être vu" pour Charles, "une belle réalisation" selon Ginette, un "contenu intéressant et culturel" pour Patricia. Un bémol cependant : très pédagogique, Vulcania n’est pas assez "ludique". "Cela manque de vie. C’est dommage pour les enfants qui ne s’amusent pas assez" résume Béatrice, venue d’Ardèche avec son mari, sa fille et son fils.

La comparaison involontaire mais inévitable avec le Futuroscope de Poitiers, entretenue avec le surnom de "Giscardoscope" affublé à Vulcania par ses détracteurs, explique certainement le malentendu. Les dirigeants du "Parc européen du volcanisme" doivent donc faire comprendre que leur joyau n’est pas un parc d’attractions, mais bien un parc scientifique.

Bon démarrage

2 000 entrées jeudi pour l’ouverture, 2 300 le lendemain, 2 600 samedi et dimanche (la capacité maximum d’accueil sur une journée est de 5 000 personnes). Au total, en plein hiver, ce sont près de 10 000 "explorateurs" qui ont franchi les portes du parc lors de sa première semaine d’exploitation. "Nous avions tablé sur environ 1 000 à 1 500 entrées chaque jour. Nous sommes donc très satisfaits" explique la direction.
Autre motif de contentement : la diversité géographique des visiteurs. Des Auvergnats, bien sûr, mais aussi, à la vue des plaques minéralogiques des voitures, des habitants des quatre coins de la France ainsi que des Anglais, Allemands, Autrichiens ou Suisses.

Vulcania est situé sur la commune de Saint-Ours-les-Roches, à 15 kilomètres à  l'Ouest de Clermont-Ferrand.
Ouverture de février à novembre.
Prix d'entrée : 18 euros (adultes), 12 euros (jeunes de 5 à 16 ans)

Par Fabrice AUBERT, à Vulcania le 27 février 2002 à 13:09
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