© INTERNETout est parti des travaux du professeur John O’Leary et de son équipe, qui exercent au Coombe women's hospital de Dublin. L'étude, qui doit être publiée en avril dans la revue Molecular Pathology, a décelé le virus de la rougeole dans 83% des échantillons d'intestins provenant d'enfants souffrant d'autisme ou de maladies des intestins. Et dans seulement 7% de ceux provenant d'enfants qui n'avaient pas ces problèmes. Les chercheurs en ont tiré la conclusion que les injections du vaccin conjoint contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR), pratiquées actuellement, pouvaient jouer le rôle de "détonateur immunologique".
Même si aucune conclusion définitive n’a été tirée de ces résultats, le nombre d’enfants "vaccinés ROR" en Grande-Bretagne a diminué spectaculairement, tombant même à 65% à Londres, contre 84,2% au niveau national. Des pourcentages bien loin de l’objectif gouvernemental de 95% requis pour éradiquer cette maladie, laquelle pourrait connaître une recrudescence, selon les autorités sanitaires britanniques.
Des effets secondaires rares et peu sévères
Une controverse entoure par ailleurs le vaccin ROR : les trois vaccins administrés dans une même injection sont accusés de surcharger le système immunitaire des enfants et de provoquer des effets secondaires. En France, deux spécialistes de l’Inserm, interrogés par tf1.fr, se veulent rassurants. "Comme pour tout médicament, le risque zéro n’existe pas. Concernant le vaccin ROR, des effets secondaires, en général peu sévères, se manifestent dans moins de 0,5% des cas", précise Camille Locht, directeur de recherche à Lille. Il indique en outre qu’un vaccin ne peut être mis sur le marché qu’après avoir passé des essais cliniques très poussés.
Fabian Wild, directeur de l’unité 404 de l’Inserm, "Immunité et vaccination", confirme : "Des millions de doses du vaccin ont été utilisés depuis longtemps en France sans qu’aucun problème ne soit relevé. Le vaccin pour enfants Hexavalent contient, lui, six antigènes et ça marche très bien". Sur le lien possible entre rougeole et autisme, Fabian Wild tempère : "Dans le passé, des observations ont été faites sur une telle association mais elles n’ont jamais été confirmées".
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