© INTERNELes écolières des villes sont plus grosses que les écoliers des champs. Tel est l’un des enseignements du bilan de santé réalisé en 2000-2001 par les médecins et infirmières de l’Education nationale. Ces données ont été publiées dans la revue Etudes et résultats de janvier 2002.
4% d’obèses
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C’est ainsi que 30.000 élèves de 6 ans ont été auscultés avant leur entrée en école primaire. 14% d’entre eux présentaient une surcharge pondérale, dont 4% une obésité, laquelle est "un facteur prédictif de l’obésité adulte", indique la revue. L’excès de poids concernait davantage les filles, les enfants uniques ou les aînés ainsi que les enfants vivant en milieu urbain, notamment en région parisienne. En revanche, "aucune relation significative n’apparaît entre le fait de fréquenter la cantine scolaire et le phénomène de surpoids".
13% des enfants, sexes confondus, souffraient également d’une anomalie oculaire connue avant l’examen, principalement l’hypermétropie (anomalie de la vision de près). Les tests effectués lors du bilan de santé ont permis de détecter un total de 25% d’élèves présentant des troubles de la vision.
Les élèves des Zep moins bien lotis
Autre enseignement de l’étude : les garçons étaient plus nombreux à souffrir d’asthme (7,4%) que les filles (4,8%). Ces taux étaient "légèrement plus élevés dans les zones les moins urbanisées". Les allergies concernaient 5% de l’échantillon. La couverture vaccinale contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) reste proche des 90%. Quant aux troubles et retards du langage, ils sont plus importants chez les garçons que chez les filles et chez les élèves scolarisés en zone d’éducation prioritaire (Zep) que chez les autres enfants.
D’une manière générale, la population des Zep est beaucoup plus confrontée aux problèmes de santé, notamment non détectés, que l’échantillon national. Exemple : "le pourcentage d’élèves présentant des caries est près de deux fois plus élevé" chez ces derniers que chez les autres enfants. C’est d’ailleurs le mérite de cette étude que d’attirer l’attention "sur les inégalités sociales qui peuvent exister dans le domaine des comportements de nutrition et de santé".
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