© INTERNESes promoteurs le présentent comme la nouvelle référence mondiale en matière de volcanologie. Ses détracteurs le raillent et le surnomment le "Giscardoscope". Après bien des mésaventures, Vulcania, le "Parc européen du volcanisme", ouvre en tout cas ses portes ce mercredi. 1 200 enfants auvergnats auront la primeur de la découverte des activités proposées par le site installé à Saint-Ours-les-Roches, à une quinzaine de kilomètres de Clermont-Ferrand, en pleine chaîne des puys. Jeudi, le grand public pourra à son tour explorer la Galerie du Grondement, se promener parmi les fougères arborescentes, ou encore découvrir le film en 3D retraçant les origines du Massif Central.
Le projet de Giscard
Financé dans sa plus grande partie par le Conseil régional d’Auvergne, Vulcania est né de la volonté de Valéry Giscard d’Estaing, président de la Région. Lancé en 1992 pour un coût estimé à 265 millions de francs, le projet bute ensuite sur de nombreux obstacles : choix du site, opposition des écologistes qui l’accusent de défigurer le paysage avant de lancer une longue bataille de procédure, accident de chantier… Résultat : l’ouverture, prévue initialement début 2001, est repoussée à plusieurs reprises. Difficile d’évaluer le prix du retard. On murmure que la facture globale, officiellement de 101 millions d'euros, avoisinerait en fait les 150 millions. Pour justifier ces dépenses, l’ancien locataire de l’Elysée met en balance les retombées touristiques avec plus de 800 000 "explorateurs" attendus chaque année.
Des visiteurs qui ne se déplaceront que si le bouche à oreille est positif. C’est dire si Vulcania (et par conséquent VGE) est attendu au tournant. Il n’a pas le droit de décevoir. Sous peine de s’endormir comme les volcans d’Auvergne…
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