© INTERNEPromesse tenue pour le gouvernement belge. Dans sa déclaration de 1999, la coalition socialistes-libéraux-écologistes s’était engagée à mettre fin à plus ou moins long terme au programme nucléaire civil belge – ce qui impliquait notamment la "désactivation des centrales nucléaires dès qu'elles auront atteint l'âge de 40 ans" ; vendredi, le gouvernement a approuvé un projet de loi prévoyant la fermeture progressive entre 2014 et 2025 des centrales nucléaires du pays. La Belgique devient ainsi le quatrième pays du continent européen à dire "non" au nucléaire, après l'Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas et la Suède. Contestée par le secteur industriel, cette mesure doit encore être approuvée par le parlement belge.
L'obstacle de Kyoto
Mais cette décision sera plus difficile à appliquer. La Belgique est en effet largement dépendante de ses sept centrales nucléaires, qui produisent 58% de ses besoins en électricité. Et les centrales classiques ont le gros inconvénient de produire des gaz à effet de serre... Deux éléments qui risquent de gêner considérablement les objectifs de réduction des émissions de gaz (-7,5% d'ici à 2012) adoptés par la Belgique dans le cadre du protocole de Kyoto.
Pour pallier cet inconvénient, le gouvernement belge compte sur des incitations fiscales au cours des prochaines années afin de promouvoir l'investissement dans les énergies alternatives. Le projet de loi adopté vendredi prévoit toutefois que le gouvernement belge pourra, avant le démantèlement des centrales, et en cas de "force majeure", prendre des "mesures appropriées" si l'approvisionnement du pays était menacé. Mais il devra le faire "sans remettre en cause le principe de l'abandon du nucléaire", selon Olivier Deleuze, le secrétaire d'Etat écologiste chargé de l'Energie. "Cette notion de force majeure doit être interprétée de manière très restrictive", a souligné le Premier ministre belge.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




