© AFPLe 15 avril 1912, le Titanic sombrait au fond de l'Atlantique Nord, après avoir heurté un iceberg au cours de son voyage inaugural. Plus de 1.500 personnes ont péri dans le naufrage du paquebot que ses promoteurs, si sûrs de la supériorité du navire, avaient négligé d'équiper en nombre suffisant de canots de sauvetage : 20 pour un total de 2.200 passagers. 705 personnes seulement ont survécu.
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Contacté par tf1.fr, le Contre-amiral Georges Prud’Homme, directeur du Musée national de la Marine, à Paris, explique ce naufrage par trois facteurs : les compartiments étanches du navire ne montaient pas jusqu’au pont ; la route empruntée par le navire était imprécise ; l’environnement était mal connu. Ce à quoi, il faut ajouter le sentiment de puissance qui animait l’équipage et les passagers, persuadés que le navire était indestructible.
La révolution satellitaire
Depuis lors, Etats et constructeurs navals ont pris une série de mesures pour éviter qu’une pareille catastrophe se renouvelle. Au lendemain du naufrage du Titanic, les grands pays maritimes ont ainsi décidé d’instaurer une présence radio 24 h/24 sur les navires, indique à tf1.fr Daniel Hillion, journaliste maritime au quotidien Ouest-France et auteur d’une quinzaine d’ouvrages sur les paquebots. L’architecture navale a également été repensée. Des séparations étanches ont été créées tout le long des navires et la fermeture des portes de ces cloisons a été automatisée. Les moyens de sauvetage à bord ont été multipliés : outre des canots en nombre suffisant, les passagers ont aujourd’hui à leur disposition des canots gonflables et des gilets de sauvetages individuels.
L’utilisation des satellites a par ailleurs révolutionné la navigation maritime, en remplaçant sextant et compas, pas toujours très fiables. Grâce au GPS, la position d’un bateau est connue avec une précision de 30 mètres, quelles que soient les conditions météorologiques. Les obstacles ne sont plus détectés à vue, comme à l’époque du Titanic, mais à l’aide de radar et, concernant les icebergs, grâce à des cartes transmises en temps réel via satellite. Le réseau satellitaire Cospas-Sarsat permet de repérer en moins de 10 minutes le déclenchement d’une balise Argos en cas de problème.
Incendies et collisions
Malgré ces améliorations, une nouvelle catastrophe identique à celle du Titanic n’est pas à exclure. "Les navires sont de plus en plus gros et de plus en plus hauts et la mise à l’eau des chaloupes, sur l’équivalent de huit étages, s’avère problématique. On privilégie aussi l’utilisation de ’chaussettes’ (tubes en toile ou gonflables par lesquels sont évacués les passagers, NDLR), un système peu adapté aux croisiéristes, qui sont souvent des personnes âgées", relève Daniel Hillion. Et de dénoncer également "l’architecture hallucinante des paquebots modernes", dont les atriums ou les cages d’ascenseurs à l’extérieur de la coque permettraient à l’eau de s’engouffrer facilement.
Le Contre-amiral Prud’Homme distingue, lui, les navires construits en France et en Europe, qui répondent à "des normes de sécurité draconienne", de ceux construits dans pays moins sourcilleux en terme de sécurité et des navires mal entretenus. Selon lui, les risques de naufrage sont moins importants que les risques d’incendies et de collision.
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Un poignant témoignage du Titanic vendu 23.000 euros
Le témoignage écrit d'une survivante du Titanic, qui raconte les "cris et les pleurs", lors du naufrage du navire en 1912, s'est vendu 20.000 livres lors d'enchères dans le sud de l'Angleterre.
Publié le 17/10/2010
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