© INTERNECinq navires japonais sont retournés dans l'archipel nippon à la fin de la semaine dernière après avoir tué 440 petits rorquals dans l'océan Antarctique. Cette pêche s’inscrivait dans le cadre d'un programme gouvernemental "de recherche".
Opposition française
Liens sur le web Le Centre d'études
La Commission baleinière internationale (CBI) a adopté en 1982 un moratoire sur la chasse à la baleine, qui a pris effet en 1986. Si les chasses "à but scientifique", que le Japon est le seul pays à pratiquer, sont autorisées dans le texte fondateur de la CBI, de nombreux Etats membres de la Commission y sont opposés. A l'initiative de la France, "une démarche contre la chasse scientifique a été effectuée l'année passée (…) auprès des autorités japonaises. Une quinzaine de pays — membres et non membres de la Commission baleinière internationale — s'étaient associés à cette démarche", a indiqué à tf1.fr un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. La prochaine réunion de la CBI, qui se tiendra au Japon du 20 au 24 mai prochains, sera l’occasion d’aborder à nouveau cette question.
biologiques de Chizé
Milieu marin en danger
"Il faut être honnête. Ces chasses à caractère scientifique constitue un moyen de détourner le moratoire et de maintenir le Japon au sein de la CBI", affirme à tf1.fr Christophe Guinet, chargé de recherche au CNRS, au Centre d’études biologiques de Chizé, dans les Deux-Sèvres. "Il est vrai que la population des petits rorquals en Antarctique est suffisamment abondante pour qu’elle puisse être chassée", admet le chercheur. "Ces chasses scientifiques ont pour objectif d’identifier les différentes population de petits rorquals, d’étudier leur régime alimentaire et les zones de leur présence en fonction de facteurs océanographiques tels que la température de l’eau ou la présence de la banquise. Mais la valorisation scientifique de ces travaux est assez sommaire et tous les petits rorquals péchés finissent dans l’assiette des Japonais", précise Christophe Guinet.
Selon lui, la chasse à la baleine n’est pas un problème essentiel. "Le développement de l’activité humaine, l’essor des transports, la pollution… ont un impact considérable sur le milieu marin, qui se dégrade fortement", déplore le scientifique. Et de citer en exemple ces projets visant à pêcher des organismes qui constituent l'alimentation de base de nombreux animaux marins et d’oiseaux, mettant ainsi à mal la chaîne alimentaire marine. Des organismes qui seront alors transformés en farines, lesquelles seront destinées à nourrir d’autres poissons... élevés pour la consommation humaine.
e-TF1 n'est aucunement responsable du contenu des sites externes
pour lesquels elle offre des liens.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




