Claudie Haigneré : une ministre étoilée pour la Recherche

Par Matthieu DURAND avec AFP, le 18 juin 2002 à 10h51 , mis à jour le 18 juin 2002 à 11h08

Claudie Haigneré a été nommée ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies. Reconnue par ses pairs et appréciée du grand public, l’ex-spationaute hérite de dossiers "brûlants" : clonage, OGM, rajeunissement du corps scientifique français...

claudie haigneré espace ISS AFP © INTERNE

Claudie Haigneré a quitté sa combinaison de spationaute pour enfiler de nouveaux habits : ceux de ministre. Elle rejoint le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en tant que ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies, auprès du ministre de l’Education nationale.

Une spationaute renommée

Née au Creusot le 13 mai 1957, Claudie Haigneré, mère d’une fille de 4 ans, commence sa carrière comme médecin rhumatologue, spécialiste en médecine aéronautique et en neurosciences. En 1985, elle présente sa candidature au Centre national d'études spatiales (Cnes) où elle devient, cinq ans plus tard, responsable des programmes de physiologie et de médecine spatiale. Elle rejoint alors le corps des astronautes du Cnes, où elle est devient la doublure de son futur mari, Jean-Pierre Haigneré, pour le vol franco-russe Altaïr, à bord de l'ancienne station russe Mir, en juillet 1993.

Trois ans plus tard, elle gagne ses "galons" d’astronaute titulaire pour la mission Cassiopée. Elle passe, à ce titre, en août-septembre 1996, deux semaines dans la station Mir où elle effectue des expériences médicales, biologiques et technologiques, dont elle avait par ailleurs coordonné la préparation. Elle redevient suppléante de Jean-Pierre Haigneré pour la mission Perseus (février-août 1999) avant de goûter à nouveau aux joies de l’apesanteur en janvier 2001, pour la mission Andromède. Elle est alors la première Européenne déclarée apte aux fonctions de commandant de Soyouz, qualification qu'une douzaine d'astronautes au monde seulement possèdent à l'heure actuelle. Elle est aussi la première Française à découvrir l’ISS, où elle mène, pendant huit jours, un programme expérimental.

Des atouts pour des grands "chantiers"

Première femme nommée à la tête du ministère de la Recherche en France, Claudie Haigneré bénéficie de la reconnaissance de la communauté scientifique, nationale et internationale, et d’un capital sympathie auprès du grand public. Deux bonnes bases pour affirmer son autorité, faire avancer les dossiers "chauds" de la Recherche (clonage, OGM, Europe spatiale, rajeunissement des effectifs, place des chercheuses…) et promouvoir les sciences auprès des Français, notamment des jeunes qui sont de moins en moins nombreux à embrasser une carrière scientifique ou à la mener en France. Reste à savoir comment cette femme de caractère saura s’adapter aux mœurs et pratiques de l’univers… politique.

photo d'ouverture : AFP

Par Matthieu DURAND avec AFP le 18 juin 2002 à 10:51
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience